Alexis Tsipras avait accepté en juillet un nouveau plan d'aide très contraignant de 86 milliards d'euros
Alexis Tsipras avait accepté en juillet un nouveau plan d'aide très contraignant de 86 milliards d'euros © MaxPPP

Pour sa deuxième journée à Athènes consacrée au renforcement du partenariat économique, scientifique et culturel, le président de la République devrait saluer ce vendredi devant le Parlement grec l'"attachement radical à l'Europe" d’Alexis Tsipras.

Après le général de Gaulle en 1963 et Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande est le troisième président de la République français à s’exprimer devant la Vouli, le parlement grec.

Rappeler les "décisions courageuses" prises par Tsipras

Le chef de l’Etat, à un moment où "les velléités sécessionnistes", "les tentations populistes", menacent la cohésion européenne, s’exprimera à midi heure locale pour y saluer, si l’on en croit son entourage, le message qu'a délivré Alexis Tsipras en évitant la sortie de son pays de la zone euro. La veille, François Hollande avait rappelé les "décisions courageuses" prises par le chef du gouvernement grec, premier dirigeant européen de gauche radicale. Alexis Tsipras avait accepté en juillet un nouveau plan d'aide très contraignant de 86 milliards d'euros, que la Grèce respecte depuis quasiment à la lettre.

Renégociation de la dette et report d’intérêts

François Hollande a ainsi plaidé pour une renégociation, via un report d'intérêts, de la dette d'Athènes, qui avoisine 200% du PIB du pays, et soutenu la demande des autorités grecques auprès de l'Union européenne d'une rallonge de 330 millions d'euros en 2016 pour faire face à l'afflux de migrants, qui ont été plus de 500.000 à arriver en Grèce depuis le mois de janvier. Ce vendredi, il devrait continuer à afficher sa proximité avec le Premier ministre grec, qui ne devrait pas le quitter d'une semelle.

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