vladimir poutine ignore une mise en garde de barack obama sur l'ukraine
vladimir poutine ignore une mise en garde de barack obama sur l'ukraine © reuters

A quatre jours du référendum prévu dimanche par les autorités séparatistes pro-russes de Crimée sur le rattachement à la Russie, le Président a souligné que cette consultation "n'a aucune base légale".

Alors qu'une rencontre entre le président Barack Obama et le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk aura lieu ce soir mercredi, les coups de fil continuent entre les chancelleries occidentales et Moscou, avec le succès que l’on sait. Mercredi c'était au tour de François Hollande qui a averti mercredi Vladimir Poutine qu'un rattachement de la Crimée à la Russie serait "une annexion inacceptable".

A quatre jours du référendum prévu dimanche par les autorités séparatistes pro-russes de Crimée sur le rattachement de cette péninsule à la Russie, le Président français a souligné que cette consultation "dont les préparatifs se poursuivent dans la plus complète opacité, n'a aucune base légale".

Au même moment les dirigeants occidentaux du G7 faisaient la même demande à la Russie : ne pas soutenir l'organisation de ce référendum qui n'aurait, selon eux, "aucune valeur juridique".

Cote ménaces, l'Union Européenne a parlé par la voix d’Angela Merkel mercredi. La chancellière allemande a prévenu que l’UE est prête à passer dès lundi à la "seconde étape des sanctions" à l'égard de la Russie, si Moscou refuse toujours d'ici-là de discuter avec Kiev dans le cadre d'un "groupe de contact" international. "Six jours se sont écoulés sans qu'un tel groupe de contact ne soit mis en place, a-t-elle expliqué. Nous souhaitons une désescalade, mais s'il n'y en a pas, les ministres européens des Affaires étrangères se pencheront lundi sur la deuxième étape des sanctions". Ces sanctions doivent comprendre le gel des avoirs et l'interdiction de visas à l'égard de personnalités russes et ukrainiennes considérées comme responsables de la crise.

L'occident a déjà tiré un trait sur la Crimée

Les européens, Merkel et Hollande en tète, le G7, tous menacent la Russie de nouveles sanctions mais tout se passe comme si les occidentaux avaient définitivement renoncé a se battre pour la Crimée et espérent tout juste préserver l'indépendance du reste de l'Ukraine.

L'analyse de Luc Lemonnier

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé lui qu'il rencontrerait son homologue russe Sergueï Lavrov à Londres vendredi pour discuter -une nouvelle fois- d'un plan de sortie de crise en Ukraine.

Le 18, c’est au tour de Laurent Fabius et de Jean-Yves Le Drian d’aller porter la bonne parole à Moscou, a indiqué mercredi le Kremlin dans un communiqué.

Accord d'association Ukraine - UE

En visite à Varsovie, Angela Merkel a annoncé que le volet politique de l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne pourra être signé la semaine prochaine "probablement au cours du prochain sommet de l'UE", prévu à Bruxelles les 20 et 21 mars, a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk.

L'aide du FMI à l'Ukraine pourrait se monter à "plus de 15 milliards de dollars".

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