[scald=98317:sdl_editor_representation]LONDRES (Reuters) - François Hollande a démenti mercredi à Londres tenir sur la finance des discours différents selon qu'il soit en campagne électorale en France ou qu'il s'adresse à la City britannique.

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, qui a fait de la finance son principal adversaire, avait été critiqué par son principal concurrent Nicolas Sarkozy.

Ce dernier avait jugé que François Hollande parlait comme François Mitterrand en France mais comme l'ancien Premier ministre conservateur Margaret Thatcher à Londres.

"Non, c'est le même (discours), c'est le même programme que nous présentons, ce sont les mêmes enjeux : comment relancer l'économie, comment réduire les déficits, comment faire qu'il y ait davantage de croissance, comment faire place à la justice", a-t-il déclaré à son arrivée à la gare Saint-Pancras de Londres.

Il a ajouté en anglais que son message à la City, première place financière mondiale, était dénué de toute ambiguïté : "Nous avons besoin de régulation partout."

L'extrême gauche française avait peu apprécié les propos tenus mi-février par François Hollande à la presse anglo-saxonne visant à rassurer le monde de la finance.

Dans des déclarations publiées dans des journaux comme The Guardian, International Herald Tribune et The Financial Times, le candidat socialiste se défendait de toute agressivité à l'égard du monde de l'argent et disait vouloir se rapprocher sur ce thème de la position du président américain Barack Obama.

L'élu socialiste affirmait aussi que la France de 1981, date de l'arrivée au pouvoir du socialiste François Mitterrand, qui avait convié des communistes au gouvernement, n'a rien à voir avec celle de 2012, où il n'y en a "presque plus".

"La gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l'économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a rien à craindre", avait ajouté François Hollande.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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