L'agenda du président de la République parlait seulement d’un entretien vendredi après-midi avec Mohammed ben Nayef.
L'agenda du président de la République parlait seulement d’un entretien vendredi après-midi avec Mohammed ben Nayef. © MaxPPP /

Cette remise, il y a deux jours par François Hollande de la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Nayef, a été vertement critiquée par plusieurs responsables politiques.

Cette décoration a notamment été dénoncée par l'extrême-droite mais aussi par le député socialiste de Haute-Garonne Gérard Bapt estimant dans un communiqué que "le réalisme politico-commercial ne devrait pas conduire à des postures morales à deux vitesses". Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit dénonce pour sa part la remise de cette médaille et par ailleurs de nouvelles livraisons d'armes de Paris à Ryad.

Du côté de la diplomatique française, on explique que "c'est une habitude diplomatique et protocolaire » habituelle. François Hollande a lui aussi été décoré lors d'une visite en Arabie saoudite.

Pas d'annonce de décoration

Pourtant, la Présidence n'avait pas annoncé la remise de cette décoration. L'agenda du président de la République parlait seulement d’un entretien vendredi après-midi avec Mohammed ben Nayef. Le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur du gouvernement de Ryad apparait aux côté de François Hollande sur des photos sur le site de la présidence de la République. Sur l’une de ces photos, le prince héritier tient dans sa main gauche un écrin rouge contenant une médaille.

Accords commerciaux d'une valeur de dix milliards d'euros

De son côté, l'agence de presse saoudienne SPA se félicitait de cette remise de médaille dès vendredi.

Ces dernières années, le royaume wahhabite, allié traditionnel des Etats-Unis, s'est rapproché de la France ces dernières années. En Syrie, dans le cadre de la lutte contre l'Etat islamique, l'Arabie Saoudite fait partie de la coalition internationale formée contre Daech. En octobre, Manuel Valls s’est rendu à Ryad pour signer des accords commerciaux et de lettres d'intention d'une valeur de dix milliards d'euros.