François Hollande spéciale Inter
François Hollande spéciale Inter © Radio France

Le nouveau premier ministre grec est reçu aujourd'hui à l'Elysée. Au coeur de la rencontre, la renégociation de la dette grecque de plus de 300 milliards d'euros qui irrite l'Allemagne. Hollande pourrait se poser en médiateur.

François Hollande a une carte à jouer dans la partie de poker entamée par Alexis Tsipras avec les dirigeants européens. Dès la victoire de Syriza, le président français s'était posé en interlocuteur privilégié du nouveau dirigeant grec, en l'invitant à venir à Paris aujourd'hui, une semaine avant le prochain Conseil européen.

Il avait dans le même temps adopté une position commune avec Angela Merkel pour refuser tout effacement de la dette grecque, un gage de crédibilité aux yeux de l'Allemagne. La France pourrait donc servir de trait d'union entre Athènes et Berlin. Le gouvernement grec renonçant à une annulation pure et simple de la dette, aucune question de principe ne bloque le rapprochement souhaité par l'Elysée.

Dans cette séquence, le président Hollande voudrait tenir le rôle central qu'il avait voulu jouer au début de son mandat au printemps 2012. Celui d'une interface entre des pays du sud épuisés par l'austérité et qui ne voient pas d'amélioration, et une Allemagne sourde à toute idée de relance massive. Le contexte est favorable à une médiation. Alexis Tsipras le sait. Et Angela Merkel comprend qu'elle devra négocier avec le nouveau pouvoir grec pour éviter de se retrouver isolée sur la scène européenne.

Qui détient la dette grecque ?
Qui détient la dette grecque ? © Radio France
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