[scald=223239:sdl_editor_representation]BRUXELLES (Reuters) - François Hollande a invité vendredi l'Union européenne à décider dans les "prochaines semaines" la levée de l'embargo sur les livraisons d'armes à l'opposition syrienne au régime de Bachar al Assad, qui pourrait selon lui utiliser des armes chimiques.

Le président français a déclaré en marge du Conseil européen de Bruxelles que l'UE devait tirer les conclusions des livraisons par la Russie et d'autres pays d'armements à ce régime, ce qui sera fait la semaine prochaine par les ministres des Affaires des Vingt-Sept réunis à Dublin.

"L'Europe doit prendre cette décision dans les prochaines semaines", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse. "Je ferai tout pour qu'à la fin du mois de mai au plus tard une solution commune soit adoptée par l'Union."

Dès lors que la coalition des mouvements d'opposition syriens est reconnue internationalement et qu'il n'y a pas de solution politique à la crise syrienne à ce jour, cette coalition doit avoir les moyens de défendre les "zones libérées" et de "répondre aux armes par les armes".

Le président français a cependant ajouté qu'il fallait faire en sorte que les armes livrées à l'opposition syrienne ne soient pas détournées par des groupes dont l'UE n'aurait pas l'assurance qu'ils en fassent le "meilleur usage".

L'opposition syrienne, a-t-il ajouté, a donné "toute garantie" sur ce point et que de l'assistance technique lui sera fournir pour s'assurer de l'utilisation des armes.

En cas de refus de l'UE de lever l'embargo, la France "prendra ses responsabilités", a-t-il dit.

François Hollande a estimé que "beaucoup d'Etats membres" de l'UE étaient convaincus de la nécessité de lever l'embargo mais qu'ils n'étaient pas tous sur cette ligne.

Julien Ponthus, avec Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.