Les manifestants continuent à se réunir sous les parapluies pacifiquement
Les manifestants continuent à se réunir sous les parapluies pacifiquement © Reuters / Romeo Ranoco

Les manifestants de Hong-Kong ont lancé un ultimatum au pouvoir chinois. Ils exigent la démission du chef de l'exécutif avant la fin de la journée de jeudi. Faute de quoi, ils promettent d'envahir les lieux et espaces publics.

Ces hommes et ces femmes, qui réclament un régime démocratique sur l'ile, menacent de durcir leur mouvement s'ils n'obtiennent pas le limogeage de Leung Chun-ying, chef de l'exécutif.

Le gouvernement central a rapidement répondu qu'il continue à soutenir son représentant sur place. A l'adresse de Washington et des observateurs internationaux, Pékin a par ailleurs prévenu :

Les affaires de Hong-Kong sont les affaires de la Chine…Tous les pays doivent respecter la souveraineté de la Chine.

De leur côté, les autorités américaines ont demandé aux forces de l'ordre hongkongaises de faire "preuve de retenue".

La campagne de désobéissance civile couve depuis des semaines

La campagne de désobéissance civile couve depuis des semaines sur cette ile, haut lieu de la finance internationale. En août, la Chine a annoncé qu'elle accordait le suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif mais qu'elle continuerait à contrôler les candidatures. Cette annonce a provoqué les premières critiques des militants pro-démocratie.

Dimanche dernier, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz au poivre et de gaz lacrymogènes contre les manifestants uniquement munis de parapluie, devenu le symbole de leur combat. Depuis, la mobilisation s'est intensifiée provoquant une paralysie de l'activité économique de Hong-Kong. "La révolution des parapluies" connait un très fort écho dans le monde entier et notamment via les réseaux sociaux qui permettent de contourner la censure du pouvoir chinois.

Sur place, le reportage de Philippe Reltien :

Les rues occupées par les manifestants
Les rues occupées par les manifestants © IDÉ
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.