A Budapest, des habitants rendent hommage aux victimes mortes dans un camion
A Budapest, des habitants rendent hommage aux victimes mortes dans un camion © MaxPPP

La Hongrie, pays de transit pour des migrants et réfugiés qui cherchent à gagner l'Europe occidentale, a hâtivement érigé une clôture de fils de fer barbelés sur sa frontière avec la Serbie.

Des centaines de policiers sont déployés près de cette barrière. Mais malgré cela 2.000 réfugiés de plus sont attendus après le 1er septembre. En dépit de la clôture en barbelé, les réfugiés continuent d'arriver massivement en Hongrie par la frontière serbo-hongroise. D’après la police, ils étaient 2.700 ce samedi.

"La situation est calme dimanche matin, et il n'y a pas eu d'incidents dans

la nuit de samedi à dimanche", explique le communiqué de la police hongroise.

D’autre part, cinq hommes arrêtés vendredi en Hongrie dans le cadre de l'enquête sur le camion charnier trouvé en Autriche avec 71 corps, ont été présentés samedi devant le tribunal de Kecskemét, à mi-chemin entre Budapest et la frontière serbe. La justice les soupçonne d'être les "petites mains" d'un gang de trafic d'êtres humains. Les cinq hommes sont en détention préventive jusqu'au 29 septembre.

A Budapest, des centaines de réfugiés venus de Syrie, campent à la gare Keleti (de l'Est), en attendant de pouvoir quitter le pays pour l'Allemagne. Les autorités hongroises ne les laissent embarquer que dans les trains en partance pour les camps de réfugiés de Debrecen ou Bicske.

"On veut partir!", "Allemagne!", figure sur des pancartes brandies par les réfugiés.

"L'Allemagne a un comportement très courageux, la France est à ses côtés, mais il faut que l'ensemble de l'Europe prenne ses responsabilités", a déclaré ce dimanche Laurent Fabius. Le Ministre des Affaires étrangères s'est également dit très "sévère" envers la Hongrie qui, selon lui, ne "respecte pas les valeurs communes de l'Europe" en posant des grillages à sa frontière.

Pour lui, il faut "bien sûr" que la Hongrie démantèle ce mur et que l'Union européenne ait "une discussion sérieuse et sévère" avec les dirigeants de ce pays. Depuis janvier, 140.000 personnes, dont un grand nombre de Syriens, d'Irakiens ou d'Afghans fuyant la guerre, ont traversé cette frontière.

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