Chancelière depuis 2005, Angela Merkel jouit toujours en Allemagne d'une immense popularité. Les Allemands lui savent gré de prôner l’austérité budgétaire pour soigner la zone euro. 74% d’entre eux se déclarent satisfaits de son action gouvernementale. Une intelligence rare du pouvoir, le legs de son prédécesseur, une réelle empathie avec les attentes de l'opinion sont quelques-unes des clés de son succès.

Portrait d'une chancelière encensée

Née le 17 juillet 1954 à Hambourg, elle vit durant trente-cinq ans en RDA, à Liepzig - où elle suit des études scientifiques - puis à Berlin-Est. Physicienne diplômée, elle se consacre à la recherche à l’Académie des sciences de Berlin-Est.

En 1990 , après la chute du Mur, elle adhère à la CDU et est élue députée au Bundestag. Sous l’influence du chancelier Helmut Kohl, elle devient ministre des femmes et de la Jeunesse de 1991 à 1994p uis, ministre de l’Environnement et de la Sécurité nucléaire de 1994 à 1998 . Entre 1998 et 2000 elle occupe le poste de Secrétaire générale de la CDU. En avril 2000 , elle est élue présidente de la CDU et devient en 2002 présidente du groupe CDU/CSU au Bundestag et se positionne comme leader de l’opposition au gouvernement rouge-vert de Gerhard Schröder.

Le 10 octobre 2005, le SPD, la CDU/CSU concluent un accord par lequel Angela Merkel allait être élue chancelière allemande. Le 12 novembre 2005 , Angela Merkel présente son gouvernement de coalition. Le 22 novembre 2005 , Angela Merkel est élue chancelière à la tête d’une grande coalition alliant CDU/CSU avec la SPD. A 51 ans, elle est la plus jeune et la première femme à occuper ce poste. Le 27 septembre 2009 , Angela Merkel est réélue chancelière avec 33,8 % des voix et 239 sièges en formant une coalition jaune-noire alliant la CDU/CSU et les Libéraux de la FDP.

Le 7 juin 2011 , Barack Obama décerne à Angela Merkel la « Presidential Medal of Freedom », la plus haute décoration civile américaine attribuée « à des individus ayant contribué à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis ». En mai 2012 , Angela Merkel est élue pour la 3e année consécutive femme la plus puissante de la planète selon le magazine américain Forbes.

Le 4 décembre 2012 , elle est réélue présidente de la CDU avec 98% des suffrages.

En 2013 , Angela Merkel est candidate à sa propre succession à la chancellerie.

Huit ans au pouvoir : les temps forts de la politique Merkel

Le bilan

Sous la direction d'Angela Merkel, l’Allemagne a surtout réussit à garder le cap sur le plan économique. Le pays a réduit ses déficits, atteignant l’équilibre budgétaire en 2008, puis, après avoir adopté un plan de relance pour affronter la récession de 2008-2009 les déficits sont passés sous les 2% en 2011 ; la croissance a été plus forte que sur les cinq années précédentes alors même qu’elle a affronté la récession mondiale.

Angela Merkel a poursuivit dans la voie de la rigueur et est parvenue à l'équilibre budgétaire également en 2012. Les carnets de commandes des entreprises se remplissent et une hausse de 5% des exportations est prévue. Les entrepreneurs petits et grands, sont optimistes. Les constructeurs de machines-outils, l’industrie mécanique et chimique ont confiance en l’avenir. BMW, Audi et Mercedes connaissent un boom à l’exportation, surtout en Asie.

Quant au chômage, le point noir de l’Allemagne, il a enfin entamé la phase descendante, il est passé de 12% en mai 2005 à 7% aujourd’hui son niveau le plus bas depuis la réunification.

**Le programme** Le programme proposé par la chancelière a surpris beaucoup d'observateurs. Il est chiffré à 28,5 milliards d'euros, dont 7,5 milliards iront à la politique familiale et consisteront, principalement, en une hausse de l'abattement fiscal pour les familles avec enfants et une hausse de l'allocation "enfant". Le reste des dépenses ira, entre autres, à la modernisation des infrastructures de transport, à la modernisation du réseau Internet ainsi qu'à la réfection des écoles. Angela Merkel, pourtant hostile à son instauration, a promis de mettre en place un salaire minimum pour l'ensemble des entreprises allemandes. Elle reprend également le projet de plafonnement des loyers des socialistes mais révoque toute hausse d'impôts estimant que "ce serait la mauvaise voie à prendre". L'opposition allemande parle de promesses généreuses qui vont à l'encontre de le politique de rigueur prônée par l'Allemagne en Europe. [Peer Steinbrück](http://peer-steinbrueck.de/), rival social démocrate de Merkel retient un progrramme ave "beaucoup de platitudes et de promesses creuses". Le dirigeant du SPD évoque "une escroqurie" avec des promesses non finançables.
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