Visite du président malien à l'hôtel Radisson Blu de Bamako
Visite du président malien à l'hôtel Radisson Blu de Bamako © Reuters / Joe Penney

Le président malien a exhorté son pays et le monde à la vigilance samedi, après la prise d'otages sanglante de la veille, menée par des djihadistes à l'hôtel Radisson Blu de Bamako. L'attaque a fait 21 morts (dont deux assaillants) et sept blessés.

Accompagné de son Premier ministre, "IBK" a visité l'hôtel Radisson, théâtre d'une violente prise d'otages vendredi. Dans le quartier, un important dispositif de sécurité pour protéger les responsables politiques et la population. Et un seul message : ne pas céder à la menace terroriste. Pour le président malien, "le Mali n'est pas une zone fermée, et nulle part dans le monde aujourd'hui, on n'est à l'abri de ces barbares d'un autre temps", des terroristes qui ont selon lui "décidé de rompre avec l'humanité.

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L'assaut a été revendiqué par le groupe djihadiste de Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui assure qu'il s'agit d'une opération menée avec la complicité d'Admi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

Vingt-une personnes, dont deux assaillants, sont mortes lors de l'attaque de ce grand hôtel de Bamako. Le pouvoir a depuis décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays pour une durée de dix jours.

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L'attaque avait débuté dans la matinée du vendredi, se transformant en une longue prise d'otages , avant l'assaut donné par les forces spéciales maliennes pour libérer les 170 personnes retenues, après plus de sept heures de confrontation. Une source proche des services de sécurité a annoncé la fin de la prise d'otages en début de soirée.

Six ressortissants russes parmi les victimes, pas de Français

Un témoin direct, Modi Coulibaly, qui a assisté au début de l'attaque, a déclaré que les assaillants avaient tué deux gardes de l'hôtel devant ses yeux et blessé une autre personne d'une balle dans le ventre.

Le chanteur guinéen Sékouba Bambino était lui aussi à l'hôtel Radisson lors de l'attaque, il raconte ce qu'il a vécu à Sandrine Etoa-Andègue et Gilles Gallinaro.

L'établissement visé accueillait de nombreux étrangers. Six employés d'une compagnie aérienne russe ont été tués , mais aussi un ressortissant belge, employé au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et une ressortissante américaine travaillant pour une agence humanitaire. Trois Chinois, cadres supérieurs de l'entreprise nationale China Railway Construction, figurent aussi au nombre des tués.

Cette attaque "renforce notre détermination à relever le défi (du terrorisme)" , a déclaré de son côté le président Barack Obama. "Les Etats-Unis seront impitoyables." Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré en début de soirée sur TF1 qu'aucun Français ne figurait parmi les victimes. "Une vingtaine de Français qui étaient dans l'hôtel sont en sécurité à l'ambassade de France".

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