Cinquante ans après John F.Kennedy, le président américain Barack Obama appelle les Occidentaux à s'impliquer davantage dans les défis du XXIème siècle. Au coeur de son discours : la dénucléarisation du monde.

Lise Jolly a assisté au discours parmi les 6 000 invités

Barack Obama a annoncé son souhait de voir réduits d'un tiers les arsenaux nucléaires déployés tout en maintenant une dissuasion efficace, et de reprendre les négociations avec la Russie. Le président américain, qui s'exprimait à Berlin, a estimé qu'il fallait en finir "avec la mentalité de la guerre froide" dans le domaine des armes nucléaires :

Après un examen exhaustif, j'ai estimé que nous pouvons assurer la sécurité de l'Amérique et de nos alliés et maintenir une dissuasion stratégique forte et crédible, tout en réduisant d'un tiers nos arsenaux nucléaires stratégiques déployés. J'ai l'intention de rechercher des réductions négociées avec la Russie pour aller au-delà des mentalités de la guerre froide.

Barack Obama
Barack Obama © Radio France

Barack Obama s'exprimait devant la porte de Brandebourg, 50 ans presque jour pour jour après le célèbre "Ich bin ein Berliner" de John F. Kennedy. Autre président américain à s'être rendu à Berlin, Ronald Reagan qui avait prononcé en 1987 son célèbre discours sur le côté Ouest de la porte de Brandebourg : "Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur!."

De retour du sommet du G8 organisé lundi et mardi en Irlande du Nord,Barack Obama conclut son voyage par un déplacement dans la capitale allemande, où il s'était rendu pendant la campagne présidentielle de 2008, mais jamais pendant son mandat.

Rejoint par sa femme Michelle et leurs deux filles, il a atterri mardi soir à Berlin, où il s'est vu dérouler le tapis rouge. La population a salué le cortège présidentiel à son passage dans les rues de la ville.

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