poursuite des recherches sur le site du crash du vol mh17
poursuite des recherches sur le site du crash du vol mh17 © reuters

Le 17 juillet 2014, 298 personnes perdaient la vie dans la destruction d'un Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, où s'affrontaient soldats ukrainiens et séparatistes prorusses.

L'appareil devait assurer le vol MH17 entre Amsterdam et Kuala Lumpur. Des cérémonies sont organisées vendredi pour le premier anniversaire de la tragédie, en Ukraine mais aussi aux Pays-Bas , d'où était originaire la majorité des victimes.

Les pays Bas qui veulent mettre en place une offensive diplomatique por connaître enfin la réalité

A Bruxelles, le reportage de Pierre Bénazet

Certaines familles ont dû attendre près d'un an pour récupérer les restes de leurs proches disparus.Silene Fredriksz a perdi son fils Bryce est dans l'accident :

Nous avons reçu ce mois-ci dix-neuf petits restes humains. C'est tout ce que nous aurons car les recherches sont terminées.

Les obsèques de Bryce et de sa petite amie Daisy, qui voyageait avec lui, seront célébrées en fin de semaine après les cérémonies. En Ukraine, sur le site où le Boeing s'est écrasé, des anonymes ont déposé des fleurs et des jouets, en souvenir des enfants qui sont morts. "Dieu fasse que de telles choses ne se reproduisent plus, ni ici, ni ailleurs", déclare Alexandre Pereverzev, qui vit tout près.

Pour les gouvernements occidentaux, l'avion de ligne a très probablement été abattu par un missile sol-air Bouk de fabrication russe tiré par les rebelles. Ils s'appuient sur des conversations radio qui ont été interceptées, ainsi que sur des photographies, des vidéos, des images satellite et des témoignages.

Un rapport néerlandais est attendu en octobre

La Russie et les séparatistes ukrainiens, eux, ont suggéré que le Boeing avait été abattu par un avion de chasse de l'armée ukrainienne. Les autorités néerlandaises disent ne pas être en mesure, pour l'instant, d'identifier les coupables mais ont demandé, comme la Malaisie, la création d'un tribunal international sous l'égide des Nations unies, ce que Moscou refuse.

Jeudi, le président russe Vladimir Poutine a estimé que la mise sur pied d'un tel tribunal serait "contre-productive et prématurée".

Les explications à Moscou de Marc Crépin

La publication d'un rapport néerlandais sur les causes de la destruction du Boeing est attendue en octobre. Un exemplaire non définitif a déjà été diffusé auprès des pays qui avaient des ressortissants à bord de l'appareil. Mais l'enquête traîne en longueur et les familles des victimes s'impatientent. Certains proches ont lancé des procédures judiciaires contre la Malaysia Airlines, qui continuait au moment du drame à survoler les zones de guerre en Ukraine, contrairement à d'autres compagnies aériennes. À l'époque, le ministre malaisien des Transports avait souligné que 75 avions de ligne avaient emprunté la même route dans les deux jours précédant le drame. "Je ne suis pas sûre que nous saurons un jour qui est responsable. Il y a trop d'intérêts politiques et économiques en jeu", dit Silene Fredriks.

En Ukraine, près du village de Hrabove, entre les bastions rebelles de Louhansk et de Donetsk, là où les débris de l'avion ont été retrouvés, un mémorial de fortune appelle les passants à se recueillir. Ici aussi, une cérémonie aura lieu vendredi. Un petit monument, financé par les autorités séparatistes, sera inauguré.

► ► ► REPORTAGE | Retour sur le site du crash du Boeing MH17

Le crash du vol MH 17 en Ukraine
Le crash du vol MH 17 en Ukraine © Radio France
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