les suisses approuvent à une courte majorité les quotas d'immigration
les suisses approuvent à une courte majorité les quotas d'immigration © reuters

C'est une victoire d'une courte tête pour la droite populiste suisse : 50,3% des électeurs suisses ont voté pour une limitation de l'immigration, notamment européenne, lors d'un référendum national. Les relations avec l'Union européenne risquent de se tendre.

Les Suisses ont donc voté de justesse en faveur de la réintroduction de quotas d'immigration avec l'Union européenne.

L'idée a été approuvée par 50,3% des électeurs et a également été adoptée dans la majorité des 26 cantons.

Le texte "contre l'immigration de masse" était défendu par l'Union démocratique du centre (UDC), un parti de droite, mais dénoncé par les milieux d'affaires et les entreprises avides d'attirer une main d'oeuvre hautement qualifiée.

Les précisions de Laurent Mossut

L'Union européenne n'a pas tardé à réagir, annonçant peu après les résultats qu'elle examinera les implications sur "l'ensemble des relations" avec la Suisse. "Cela va à l'encontre du principe de libre-circulation des personnes entre l'Union européenne et la Suisse", assure la Commission dans un communiqué.

Bonne idée ou balle dans le pied ?

Le regard de la population helvétique sur cette question a changé avec le récent afflux d'immigrés - ils sont 70.000 en moyenne à arriver chaque année sur le sol suisse. On les rend responsables de l'augmentation des loyers, de l'encombrement des transports ou de la hausse de la délinquance.

Les étrangers représentent actuellement 23% de la population de ce pays de huit millions d'habitants, soit le deuxième ratio le plus élevé du continent après le Luxembourg.

À l'inverse, il faut savoir qu'environ 40% des nouvelles entreprises en Suisse sont créées par des étrangers, selon les chiffres de l'institut d'analyse Orell Füssli Wirtschaftsinformationen. En 2013, ces entreprises ont crée 30.000 emplois. Les étrangers sont aussi de gros consommateurs. Environ un quart de la progression de la consommation des ménages depuis 2008 est due aux immigrés.

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