Jeff Sessions a été entendu par les élus de la Chambre des représentants ce mardi. Il a été poussé à admettre qu'une rencontre avec un conseiller de Donald Trump avait bien eu lieu.

Jeff Sessions devant la chambre des représentants ce mardi
Jeff Sessions devant la chambre des représentants ce mardi © AFP / ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Cette audition devant la Commission des Affaires judiciaires a offert aux élus démocrates la possibilité de l'interroger sur ses déclarations passées concernant des "échanges" entre l'équipe de campagne de Donald Trump et des intermédiaires russes.  

►REGARDER | L'audition de Jeff Sessions devant le Congrès américain le 14 novembre 2017 

Début mars, après avoir reconnu qu'il avait omis de faire état de conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington, Jeff Sessions a dû se récuser de toutes les investigations en cours sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale. 

Ce mardi, Sessions a finalement reconnu se souvenir d'une rencontre remontant à mars 2016, sur laquelle se penche actuellement le procureur spécial George Mueller dans le cadre de son enquête sur les soupçons de collusion entre l'équipe Trump et la Russie durant la campagne présidentielle.  Sessions a en effet reconnu avoir participé à une rencontre avec George Papadopoulos, ancien conseiller de campagne de Donald Trump, qui a plaidé coupable en octobre de mensonges devant le FBI

Selon des documents de justice, George Papadopoulos a dit au cours de cette rencontre de mars 2016 qu'il pourrait user de son influence auprès des Russes pour négocier une rencontre entre Donald Trump, alors candidat du Parti républicain à la Maison blanche, et Vladimir Poutine. Le président Trump a déclaré au début du mois qu'il ne se rappelait "pas vraiment" la rencontre en question avec George Papadopoulos. Une photo publiée par Donald Trump sur Instagram montre George Papadopoulos assis près de Jeff Sessions lors d'une réunion à laquelle le président a assisté.  Jeff Sessions a déjà reconnu qu'il avait eu des contacts avec l'ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak, avant l'élection de Donald Trump. Il a assuré que ces contacts ne portaient pas sur la campagne présidentielle américaine.

La rencontre qui n'a jamais eu lieu

La semaine dernière, ce sont les révélations sur les démarches de George Papadopoulos en vue d'organiser une rencontre entre celui qui n'était encore que le candidat républicain et Vladimir Poutine qui ont conduit des sénateurs démocrates à demander que Sessions, principal conseiller de Trump en matière de politique étrangère lors de la campagne, s'explique de nouveau devant le Congrès. Cette rencontre Trump-Poutine n'a jamais eu lieu. 

Le ministre de la Justice avait affirmé dans un premier temps le mois dernier qu'aucun échange durable n'a eu lieu entre l'équipe de campagne et des intermédiaires russes. 

Jeff Sessions, auditionné par les représentants notamment sur l'ingérence russe
Jeff Sessions, auditionné par les représentants notamment sur l'ingérence russe © AFP / Iris ROYER DE VERICOURT, Chris HUFFAKER

Jeff Sessions a également assuré que la décision de nommer ou non un procureur spécial pour enquêter sur l'affaire des emails d'Hillary Clinton serait prise "rapidement". 

Vous pouvez être certain que cette décision sera prise sans influence politique, correctement et de manière appropriée

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