Dans le jeu cartes des affreux du régime de Saddam Hussein, Abed Hmoud était l'as de carreau. Il a été exécuté pour "génocide" lors de la répression des chiites dans les années 80. Son titre de secrétaire particulier du raïs ne doit pas faire illusion : il occupait l'un des postes les plus importants du système Saddam. C'était l'une des très rares personnes à savoir en permanence où se trouvait le maître de l'Irak et comment le joindre.

Pour ce type de fonction cruciale, Saddam Hussein s'entourait de membres de sa famille ou de son clan de Tikrit. Abed Hmoud était son cousin, né à Aujah, le même village que le dictateur. On l'avait surnommé "Abou Qalam" ("le père du stylo" ). Tous ceux qui voulaient rencontrer Saddam Hussein devaient passer par lui, d'où son pouvoir exhorbitant. Il était encore à ses côtés le 7 avril 2003, lorsque le numéro un irakien avait effectué une visite surprise et filmée dans le quartier de Mansour, deux jours avant l'arrivée des troupes américaines au coeur de Bagdad. Abed Hmoud avait été arrêté en juin 2003.

Dans le jeu des Américains, il manque encore aujourd'hui une carte maitresse : le roi de trèfle, c'est-à-dire Ezzat Ibrahim Al-Douri, l'ancien vice-président irakien. Il n'est jamais réapparu depuis la chute de Bagdad, il n'a jamais été capturé. On le disait diabétique. Certains, dans les milieux sunnites irakiens, affirment qu'il est toujours en vie et qu'il a dirigé la résistance contre l'occupant. Est-il mort ? Personne n'a retrouvé sa trace officiellement.

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