statue saddam hussein
statue saddam hussein © Radio France

A Bagdad, un vendeur de moto incarne la colère des Irakiens, Kadom Al Jaburi. A la chute de Saddam Hussein, c'est lui qui a pris une une massue pour déboulonner la statue du dictateur. L'image a fait le tour du monde mais Al Jaburi est aujourd'hui amer.

Onze ans après la chute de Saddam Hussein, le 9 avril 2003, notre envoyé spécial en Irak, Omar Ouahmane, a retrouvé cet homme qui a tenté ce jour là de déboulonner la statue du dictateur avec une masse. L'image avait fait le tour du monde, mais aujourd'hui, Kadom Al Jaburi regrette presque le régime de Saddam Hussein.

Si je pouvais récupérer cette statue et la remettre en place, là où elle était, je le ferais. Saddam est mort, mais nous avons aujourd'hui une centaine de Saddam

Les djihadistes à une heure de route de Bagdad

Les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sont toujours plus proche de Bagdad. Ils se sont emparés dans la nuit de mercredi à jeudi de la ville de Mansouriyat al Djabal, qui abrite quatre gisements gaziers, etse trouve à seulement une heure de route de la capitale.

Pour la première fois, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a jugé nécessaire ce jeudi une solution politique qui irait de pair avec une action militaire pour faire face à l'offensive des insurgés sunnites. Maliki, qui s'exprimait lors d'un entretien avec le chef de la diplomatie britannique William Hague, semble finalement acquiescer aux demandes internationales pour qui seul un gouvernement rassemblant toutes les forces politiques et les communautés peut sortir le pays, miné par les divisions confessionnelles, de la crise.

Nouri Al-Maliki :

Nous devons avancer sur deux voies parallèles, la première réside dans les opérations militaires contre les terroristes et la seconde dans la poursuite du processus politique avec la réunion du Parlement le premier juiller pour élire un chef du Parlement et un président, et la formation d'un gouvernement

L'offensive éclair lancée début juin par l'EIIL et d'autres milices sunnites, constituées notamment par d'anciens membres du Parti Baas de Saddam Hussein, a abouti à la prise de Mossoul, deuxième ville d'Irak, le 10 juin, et à celle de Tikrit le 12 juin.

Des frappes syriennes ?

Selon Nouri al Maliki, l'aviation syrienne a bombardé cette semaine des insurgés en territoire irakien, près

de la ville frontalière d'Al Kaïm, une information pourtant démentie par les médias officiels syriens ces derniers jours. Le Premier ministre irakien a précisé ne pas avoir sollicité cette intervention mais a salué tout "coup" porté contre les djihadistes de l'Etat islamiqe en Irak et au Levant (EIIL), dont l'objectif est d'établir un califat en Syrie et en Irak.

irak : la situation au 26 juin
irak : la situation au 26 juin © Radio France

En début de semaine, l'armée américaine a commencé à déployer des équipes à Bagdad chargées d'évaluer l'état des forces de sécurité irakiennes et de décider de la façon de les aider à repousser l'insurrection sunnite.

►►► REPORTAGE | Notre envoyé spécial, Etienne Monin, a pu constaté l'avancée des djihadistes

►►► REECOUTER | Hillary Clinton, invitée du 7/9, le 13 juin dernier : "J'ai fait une erreur en votant oui à la guerre en Irak."

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