Les français sont partis rejoindre la ligne de front de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak.
Les français sont partis rejoindre la ligne de front de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak. © MaxPPP / Yann Renoult

Dans la guerre que le groupe État islamique mène en Irak et en Syrie, l'arme de l'eau s'est ajoutée à l'arsenal des djihadistes. La province d' Al-Anbar en Irak et notament la ville de Ramadi, son chef lieu sont le théâtre d'une guerre de l'eau.

En fermant partiellement les vannes du barrage de Ramadi sur l'Euphrate à l'Ouest de Bagdad, les djihadistes ont fait ces derniers jours sensiblement baisser le niveau du fleuve. Ils poursuivent trois objectifs :

  • se donner des points de passages supplémentaires pour sortir de la ville, se ravitailler et obliger en conséquent les forces gouvernementales à multiplier les points de contrôle, c'est-a-dire en somme affaiblir le siège.

  • L'autre objectif, c'est de provoquer des coupures d'eau dans les deux régions à l'Est de Ramadi qui sont encore aux mains des forces régulières et qui doivent maintenant gérer une pénurie, y compris pour les populations, et pas seulement dans ce seul secteur, mais aussi plus au sud en aval du barrage.

  • Enfin cette guerre de l'eau, qui n'est d'ailleurs pas une première (on a vu depuis un an les djihadistes provoquer des sécheresses ou des inondations selon leurs besoins) cette sale guerre de l'eau permet de compenser une infériorité numérique, tout comme la guerre des camions piégés, autre technique employée à grande échelle, permet de remplacer la force aérienne que le groupe État islamique n'a pas.

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