Laurent Fabius, ce dimanche, en compagnie de son homologue irakien par intérim.
Laurent Fabius, ce dimanche, en compagnie de son homologue irakien par intérim. © EPA / MaxPPP / THAIER AL-SUDANI / POOL

Pas question actuellement de s’impliquer militairement en Irak. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a mis les choses au clair, ce dimanche, à Erbil, où il apportait 18 tonnes de fret humanitaire.

"Des médicaments, des tentes et des pompes à eau, pour sauver des vies humaines ", voilà ce que contiennent ces 18 tonnes de fret, détaille Laurent Fabius. Suivant le mouvement des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui ont déjà commencé le larguage de colis humanitaires, la France apporte ce dimanche son soutien aux déplacés d’Irak, ceux qui ont fui devant l’avancée de l’Etat islamique (EI).

L'aide de la France sera distribuée à Erbil, mais peut-être également dans la région du mont Sinjar, où des miliers d'irakiens sont encore piégés.

Les précisions de l’envoyée spéciale de Radio France à Erbil Julie Marie-Leconte

Mais alors que les Etats-Unis ont repris ce dimanche leurs frappes aériennes contre des positions de l’EI, le ministre des affaires étrangères a écarté une tout net une éventuelle implication française.

Actuellement, une intervention de type militaire n’est pas prévue par la France.

Des armes pour combattre un Etat

En revanche, rien n’a filtré quand à la fourniture d’armes par la France aux Kurdes d’Irak. Une demande claire de Massoud Barzani à la communauté internationale, lors de leur conférence de presse conjointe. Le président du Kurdistan irakien s’en explique : « Nous ne combattons pas une organisation terroriste, nous combattons un Etat terroriste ».

L'Etat islamique n'est pas un Etat à proprement parler, mais pourtant l'organisation est étonnamment bien structurée, et les territoires qu'ils occupent sont réellement administrés.

L'analyse d'Aurélien Colly, journaliste à France inter, dans le 19h de Nicolas Balu.

De ce dimanche, on retiendra aussi l’aspect diplomatique de la visite du ministre des Affaires étrangères. Laurent Fabius s’envole en Irak ce dimanche matin, annonce faite . Il y rencontre d’abord son homologue par intérim à Bagdad, et, suivant la position des occidentaux, Etats-Unis en tête, appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale , rassemblant toutes les confessions du pays.

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Une fois à Erbil, dans le nord du pays, le chef de la diplomatie française rencontre ensuite le président du territoire kurde Massoud Barzan, ainsi que les représentants des minorités religieuses.

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