Après une guerre (pas tout à fait terminée) contre l'organisation État islamique, une décennie de sanctions internationales et d'embargo, et un conflit de 8 ans contre l'Iran, l'Irak est en ruines. Une conférence internationale s'ouvre ce lundi au Koweït pour évoquer son avenir et ses besoins en investissements.

Irak, la guerre qui valait 72 milliards.
Irak, la guerre qui valait 72 milliards. © AFP / HAIDAR MOHAMMED

Meurtri, détruit, ruiné... l’Irak d'aujourd'hui est bien loin des jardins de Babylone célébrés dans la Bible.  Et l'ancienne Mésopotamie est désormais en ruine. Lors de cette conférence internationale, le pays espère attirer de nouveaux investisseurs, et dit avoir besoin de 88 milliards de dollars pour se reconstruire. 

Pour parvenir à ces 72 millions d'euros, il compte sur les pays étrangers, les ONG, les associations mais aussi sur les entreprises privées pour investir dans ce territoire.  Pendant trois jours, des responsables politiques et économiques se retrouvent pour discuter de l'avenir du pays.

Mais les racines de cette ruine ne sont pas uniquement le fait des conflits récents. L’ancien dirigeant Saddam Hussein a fait connaitre au pays  "splendeurs et misères". 

De la guerre contre l'Iran, le Koweït, au bras de fer avec les États-Unis, le pays mené par le parti Baas a aussi bénéficié d'une place de choix au sein du monde arabe et au niveau international, jusqu'aux printemps arabes et à la chute du dictateur. 

Depuis décembre 2006, après la spectaculaire exécution de Saddam Hussein, le pays n'a connu que conflits et chaos, avec des guerres de clans et surtout l'offensive en 2014 de l’organisation terroriste État islamique, d'une violence sans précédent.

Conséquences de ces drames à répétition, la population irakienne a été maintes fois déplacée. Aujourd’hui, on compte plus de deux millions de personnes dont les maisons, villes et villages ont été détruits. C'est avant tout pour reconstruire ces habitations que le pays a besoin d'argent.

D'un point de vu purement économique, les investisseurs étrangers seront présents en Irak. La France a d'ores et déjà accordé un prêt de 430 millions d'euros à Bagdad.

Si le pétrole est toujours là (l'Irak est le deuxième producteur de l'OPEP), les infrastructures, elles, sont gravement endommagées et par ailleurs, le gaz naturel n'est que très partiellement exploité. Plusieurs compagnies étrangères, notamment chinoises et américaines sont intéressées. La compagnie algérienne Sonatrach est également sur le coup. 

En tout, au cours de cette conférence, plus de 2 000 hommes d'affaires et politiques seront présents au chevet d'un pays encore en convalescence, mais qui pourrait d'ici quelques années rapporter beaucoup d'argent. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.