Depuis le début de l'année, plus de 4 000 personnes ont été tuées dans les violences en Irak, dont plus de 1 000 pour le seul mois de juillet. Les attentats sont signés Al-Qaida et visent les chiites majoritaires depuis la chute de Saddam Hussein.

La semaine dernière, des insurgés ont attaqué deux prisons de haute sécurité , celles d'Abou Ghraïb et de Tadji, et des centaines de détenus ont pu prendre la fuite.L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) , une organisation proche d'Al Qaïda revendique ces attaques comme la série d'attentats à la voiture piégée de lundi qui a fait au moins 60 morts la veille en Irak. Dix-sept voitures piégées ont explosé, dont huit dans la capitale, principalement dans des quartiers chiites.Dans un communiqué diffusé sur internet, l'organisation déclare avoir mené ces attaques en réponse aux mauvais traitements infligés selon elle à la minorité sunnite irakienne. L'EIIL, formé cette année par la fusion des branches irakienne et syrienne d'Al Qaïda, précise dans son communiqué avoir "soigneusement choisi ses cibles". L'organisation terroriste précise que son action vise à faire payer "le prix fort" au gouvernement irakien pour les mauvais traitements infligés à la minorité sunnite.Les sunnites s'opposent à la suprématie dont jouissent les chiites dans le pays depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 . Le ministère de l'Intérieur a annoncé l'ouverture d'une ligne téléphonique pour que les citoyens puissent informer les autoriés de l'existence de "cellules terroristes". Des récompenses seront offertes en échange de ce type d'information.

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