REPORTAGE VIDÉO. Les États-Unis examinent les options militaires envisageables pour soutenir le gouvernement irakien, alors que les djihadistes sunnites continuent de menacer Bagdad. Notre envoyé spécial s'est rendu dans les faubourgs de Mossoul.

Le président Barack Obama a réuni lundi ses plus proches conseillers pour la sécurité nationale pour évoquer la menace de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). "Le président va continuer de consulter son équipe de conseillers en sécurité nationale dans les jours à venir", a dit la Maison blanche sans donner de détails.

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Le secrétaire d'État américain John Kerry, estimant que l'existence même de l'Irak était menacée, a déclaré lundi que les Etats-Unis étaient ouverts à des discussions avec l'Iran sur les moyens de contrer l'offensive djihadiste en Irak et n'excluaient pas des frappes aériennes :

Quand on voit des gens assassiner et commettre des massacres, il faut bien les arrêter. Et il faut se donner les moyens de les arrêter, que ce soit par des attaques aériennes ou par d'autres moyens.

Le dossier a été abordé lundi à Vienne où les Etats-Unis participaient à une réunion du groupe P5+1 sur le programme nucléaire iranien et où la délégation américaine a pu rencontrer des représentants de la République islamique.

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Le président américain Barack Obama a averti le Congrès que les Etats-Unis allaient déployer jusqu'à 275 personnels militaires pour apporter un soutien et renforcer la sécurité des ressortissants américains présents à Bagdad et protéger l'ambassade américaine.

Depuis le retrait des troupes en 2011, c'est la première fois que des soldats américains sont envoyés en Irak. Les explications de Frédéric Carbonne, correspondant de France Inter à Washington

Les villes tombent les unes après les autres

La volonté de rapprochement avec Téhéran illustre le degré d'inquiétude suscité par l'offensive de l'EIIL. Les insurgés sunnites se sont emparés dans la nuit de dimanche à lundi de Tal Afar, ville du nord-ouest de l'Irak peuplée essentiellement de Turkmènes, consolidant ainsi leur emprise sur le Nord.

Lundi, une autre ville - Saklaouiya, à l'ouest de Bagdad - est tombée entre les mains des djihadistes de l'EIIL et de leurs alliés des tribus sunnites. Les djihadistes se sont emparés, dans cette ville proche de Falloudja, de six véhicules Humvee et de deux blindés, qui s'ajoutent à l'arsenal d'engins blindés de fabrication américaine pris depuis le début de la débandade de l'armée régulière.

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