Les combats continuent à Sinjar, près de Mossoul, entre "peschmergas" kurdes et combattants de l'EI.
Les combats continuent à Sinjar, près de Mossoul, entre "peschmergas" kurdes et combattants de l'EI. © Reuters

L’intervention américaine a débuté hier vendredi pour protéger Erbil, au Kurdistan irakien, et sauver les civils réfugiés dans les montagnes. Les frappes contre les djihadistes pourraient se prolonger « si nécessaire », affirme le président américain.

"Si nécessaire, c’est ce que nous continuerons de faire ", a précisé le président américain, ce samedi, lors de son allocution hebdomadaire. Barak Obama a expliqué avoir autorisé les frappes ciblées en Irak pour protéger les personnels américains en poste à Erbil, dans le nord de l’Irak.

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Deuxième raison avancée par le président américain : "aider les forces irakiennes à rompre le siège, et sauver les familles de déplacés", alors que des milliers de civils ont fui la ville de Sinjar pour trouver refuge dans les montagnes, sans eaux ni nourritures. Les Etats-Unis leur ont lancé des vivres.

Une nouvelle guerre en Irak ?

Cela paraît impensable, venant du président américain. "Il y a 10 ans, le coeur de la campagne de Barak Obama était déjà le refus de la guerre en Irak ", souligne François Durpaire, historien spécialiste des Etats-Unis. Barak Obama affiche une position contradictoire : il refuse de s’engager dans un nouveau bourbier irakien, mais dans le même temps, promet qu'il empêchera l'Etat islamique d'accomplir son but.

L’analyse de François Durpaire invité du journal de 13h de Nicolas Balu.

A Erbil, les habitants sont plutôt rassurés ce samedi. De nombreux Irakiens se sont réfugiés dans la ville, après avoir croisé la route des combattants de l’Etat islamique (EI). Ils ont « fui la mort ».

Le reportage de Julie Marie-Leconte à Erbil.

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