Barak Obama s'est exprimé juste avant de quitter la Maison Blanche pour partir en vacances.
Barak Obama s'est exprimé juste avant de quitter la Maison Blanche pour partir en vacances. © EPA / MaxPPP / DENNIS BRACK / POOL

Le président américain refuse de donner un calendrier précis. Mais au lendemain du début des frappes aériennes contre les djihadistes dans le nord de l’Irak, Barak Obama assure que la situation est loin d’être réglée.

Le président américain veut surtout que l’Irak ait un gouvernement. "Sans gouvernement, il est très difficile pour les Irakiens de lutter contre l’Etat islamique (EI) ", a-t-il affirmé. Pour le chef des armées américaines, il est impossible de régler le problème en quelques semaines.

►►►LIRE AUSSI | Irak : Obama envisage de poursuivre les frappes aériennes

Barak Obama ne se fait aucune illusion sur les frappes aériennes qu’il a autorisées vendredi. Elles ne sont pas un remède miracle. Mais il est hors de question, pour les Etats-Unis, de renvoyer des troupes au sol, comme en 2003 .

Ces frappes étaient donc nécessaires, pour le président des Etats-Unis, qui s’en est expliqué lors de son allocution hebdomadaire ce samedi :

D’abord nos forces ont procédé à des frappes ciblées pour empêcher les djihadistes de progresser vers Erbil. Et pour protéger là-bas notre personnel diplomatique. Ensuite nous poursuivons nos efforts humanitaires pour aider les femmes, les hommes, les enfants retranchés dans les montagnes du Sinjar.

Barak Obama a également assuré avoir le soutien du Premier ministre britannique David Cameron et du président français François Hollande. Les deux pays devraient s’impliquer dans l’envoi d’aide humanitaire aux milliers de réfugiés irakiens bloqués sans eau et sans nourriture dans les montagnes .

Manifestation de soutien à Paris

Alors que ce samedi matin, une députée irakienne alertait la communauté internationale, parlant d’un ou deux jours pour aider les Yézidis, un demi-millier de ressortissants de cette communauté se sont retrouvés à Paris, sur le parvis des droits de l’homme, pour réclamer une aide humanitaire rapide.

Le reportage de Noémie Guillotin, dans le rassemblement parisien.

►►►ALLER PLUS LOIN | Les Yézidis en Irak, minorité religieuse oubliée.

Peur d'être "égorgés, décapités"

Pour l’instant, ce sont majoritairement des Kurdes qui luttent contre les djihadistes dans le nord du pays. Les combattants de l’EI sont à présent à une quarantaine de kilomètres d’Erbil, où se retrouvent une bonne partie de ceux qui ont été jetés sur les routes à cause de l’arrivée de Daech.

Beaucoup sont partis par peur d’être massacrés. Le reportage à Erbil de Julie Marie-Leconte.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.