L'armée irakienne arrive à Ramadi le 22 décembre 2015
L'armée irakienne arrive à Ramadi le 22 décembre 2015 © MaxPPP / STR/EPA/MaxPPP

L'armée irakienne annonce avoir repris dimanche le complexe gouvernemental de Ramadi. Il s'agissait du dernier bâtiment d'importance encore aux mains de l'organisation Etat islamique dans le chef-lieu de la province d'Anbar, à une centaine de kilomètres de Bagdad.

Ramadi était passée en mai dernier sous la coupe de l'organisation Etat islamique. Cette reprise par l'armée irakienne constitue la plus importante victoire de l'armée face aux djihadistes.

La ville de Ramadi a été libérée. Les forces irakiennes antiterroristes ont hissé le drapeau irakien sur le complexe gouvernemental de la province de Anbar, a dit le porte-parole de l'armée.

Explications de Claude Guibal :

Prochain objectif : reprendre Mossoul

L'objectif ultime des autorités de Bagdad est la reprise de Mossoul, deuxième ville irakienne. Cela priverait l'organisation Etat islamique du plus grand centre de population sous son contrôle. Si Mossoul était libérée, l'organisation Etat islamique perdrait une source importante de fonds, ce qui réduirait son influence. Mossoul est tombée le 10 juin 2014 aux mains de l'organisation Etat islamique qui y a proclamé un "califat". Elle comptait deux millions d'habitants avant sa prise par les djihadistes et l'exode de centaines de milliers de personnes.

Certaines villes irakiennes déjà reprises par l'armée régulière

A 160 km au nord de Bagdad, Tikrit, à majorité sunnite, a été reprise fin mars par les forces gouvernementales. Les djihadistes contrôlaient la ville depuis près de dix mois. Tikrit était le bastion de l'ex-dirigeant Saddam HusseinLes forces kurdes irakiennes ont repris Sinjar le 13 novembre dernier, appuyées par des frappes aériennes de la coalition, coupant ainsi une route stratégique de communication utilisée par les djihadistes entre l'Irak et la Syrie voisine. L'organisation Etat islamique s'était emparé de Sinjar en août 2014, se livrant à de multiples exactions contre les yazidis, majoritaires dans cette ville.

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