Il flotte comme un parfum de fin de règne à Téhéran. Non pas que le régime soit menacé d'effondrement, mais les derniers mois de la présidence d'Ahmadinejad ne seront pas un long fleuve tranquille. Après deux mandats, il ne peut se représenter à la prochaine échéance électorale du printemps 2013.

Les violents incidents des derniers jours déclenchés par la chute du rial qui a perdu un tiers de sa valeur en une semaine montrent que la conjoncture économique et sociale est volatile.

Evidemment, le régime crie au complot. Un conseiller du Guide, Gholoam Ali Haddal Adel agite le chiffon rouge :"L'Iran vaincra la guerre psychologique et la conspiration que l'ennemi a montée contre les marchés des changes et de l'or (...) les puissances arrogantes, avec leur grossierté habituelle, pensent que la nation iranienne est prête à abandonner la révolution islamique sous les pressions économiques mais nous consolidons la force économique de l'Iran."

Voilà pour la réthorique, mais dans la république islamique, les critiques pleuvent de tous côtés contre Ahmadinejad.

Mohamed Réza Djalili, politique iranien basé en Suisse

Certes le régime dispose de réserves de change importantes -106 milliards de dollars fin 2011 selon le FMI- pour apaiser la colère, mais cette grogne sociale risque de cristalliser tous les ressentiments. L'élection présidentielle de 2013 est donc cruciale pour tourner ou pas la page de l'ère Ahmadinejad.

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