A Téhéran, devant le mur de l'ancienne ambassade américaine
A Téhéran, devant le mur de l'ancienne ambassade américaine © Radio France / Claude Guibal

Après 18 mois de discussions, les pourparlers entre Téhéran et les grandes puissances du P5+1 sont entrés dans la dernière ligne droite, les négociateurs tentant de régler les derniers points épineux pour parvenir à conclure un accord de réduction du programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions quiétouffent le pays.

La date butoir pour la signature d'un accord définitif, initialement prévue le 30 juin, a été repoussée au 7 juillet. Selon un diplomate occidental :

Nous arrivons à la fin Ou on parvient à un accord, ou on n'y parvient pas.

Toutes les parties disent qu'un accord est à portée de main. Une séance de négociations de six heures, qui a pris fin vendredi à 03h00 du matin, s'est déroulée entre la sous-secrétaire d'Etat américaine Wendy Sherman et les vice-ministres iraniens des Affaires étrangères Abbas Araqchi et Majid Takhteravanchi, a indiqué un responsable américain.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le secrétaire d'Etat américain John Kerry ont prévu une nouvelle séance d'entretiens bilatéraux vendredi mais cette réunion à été reportée plusieurs fois. Selon le négociateur en chef pour la Russie, Sergueï Riabkov, le texte de l'accord est à plus de 90% complet. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s'est dit jeudi persuadé que les parties parviendraient à un accord acceptable par tous.

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S'il est conclu, l'accord mettra fin à plus de dix ans de contentieux sur les activités nucléaires de Téhéran, accusé par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que dément la République islamique. L'accord obligera l'Iran à réduire fortement ses activités d'enrichissement de l'uranium, pendant au moins dix ans, de façon à ce que la communauté internationale soit sûre qu'il lui faudra au moins un an pour produire la quantité d'uranium enrichi nécessaire à la fabrication d'une seule arme. Selon les calculs actuels, la République islamique n'aurait besoin actuellement que de deux à trois mois.

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