Diplomates et experts nucléaires sont engagés dans la dernière ligne droite pour boucler un accord entre Téhéran et le groupe P5+1 (USA, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) d'ici la date butoir du 30 juin prochain. Il n'est pas exclu que les négociations dépassent de quelques jours le délai.

Mais pour les grandes compagnies occidentales, on anticipe déjà la signature d'un accord. Avec son marché de 80 millions de consommateurs et ses richesses pétrolières et gazières, l'Iran attise les convoitises. La venue à Paris pour le salon aéronautique du Bourget d'Abbas Akhoundi, le ministre iranien des Transports, est très emblématique de ce nouveau climat.

Lors de son séjour parisien, le ministre a rencontré des représentants d'Airbus, de Thalès, d'Alstom, d'Aéroport de Paris, etc. La flotte d'Iranair est en piteux état après plus de 10 ans d'embargo et les aéroports iraniens doivent être remis aux normes d'urgence (des sociétés françaises visent la gestion et la modernisation des aéroports de Téhéran et de Mashad). Bref, Abbas Akhoundi est venu prendre la température du marché.

Abbas Akhoundi, ministre iranien des Transports

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Abbas Akhoundi

Toute la question est de savoir si la position diplomatique très dure de la France dans les négociations sur le nucléaire aura un impact sur les grands contrats qui sont en train d'être négociés. Autrement dit : l'Iran va-t-il punir Paris et favoriser Américains, Allemands ou Britanniques ? A l'Elysée, on se veut optimiste. Dans l'entourage de François Hollande, on nous disait lors de sa dernière tournée dans le Golfe que"dès que l'accord nucléaire serait signé, la France reprendrait sa place sur le plan économique en Iran."

Réponse dans les prochains mois...

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