accord historique sur le nucléaire iranien
accord historique sur le nucléaire iranien © reuters

Le président des États-Unis Barack Obama a qualifié de "première étape importante" l'accord intérimaire conclu dimanche à Genève avec l'Iran sur son programme nucléaire, tout en soulignant que d'"énormes difficultés" persistaient dans ce dossier.

Cet accord "barre le chemin le plus évident" vers une bombe atomique iranienne. "Pour la première fois en presque une décennie, nous avons arrêté les progrès du programme nucléaire iranien, et desvolets cruciaux du programme seront annulés", a-t-il déclaré.

Thierry Coville, chercheur à l'Iris, répond aux questions de Patrick Boyer

L'accord, selon la Maison Blanche, prévoit en particulier que l'Iran "cesse tout enrichissement (de combustible nucléaire) à plus de 5%", et les inspections de l'AIEA "permettront à la communauté internationale de vérifier si l'Iran tient ses engagements".

"Une avancée importante pour la paix" : Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a souligné que l'accord "confirme le droit de l'Iran à l'énergie nucléaire civile, mais exclut de sa part tout accès à l'arme nucléaire"

L'Iran accepte les contrôles internationaux pour prouver sa bonne foi. Reste a savoir comment ces contrôles vont pouvoir s'exercer.

L'accord signé à Genève prévoit que l'Iran fournira à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique des informations détaillées, notamment les plans des installations nucléaires et une description de chaque bâtiment dans chacun des sites. D'après ce document, les experts de l'AIEA pourront accéder quotidiennement et sans prévenir aux sites de Fordo et de Natanz, deux usines nucléaires du centre de l'Iran que les autorités de Téhéran s'engagent à ne plus faire fonctionner.

"Une étape très importante" : Ahmad Salamatian ex-parlementaire iranien exilé en France

Le régime des mollahs assure également qu'aucune activité ne sera poursuivie dans le réacteur à eau lourde d'Arak, situé à 250 kilomètres de la capitale. Des données actualisées sur cette installation seront fournies à l'AIEA. C'est un point crucial car les Etats-Unis soupçonnent l'Iran de chercher à y produire du plutonium, qui pourrait servir d'alternative pour la fabrication d'une bombe atomique.

"Pas la 1ere fois": Freddy Eytan, diplomate, ancien ambassadeur et proche de Netanyahou

Les prochaines semaines diront si ces modalités sont respectées et surtout si les Iraniens sont disposés à jouer la transparence. Téhéran a tout intérêt à aller dans ce sens. L'Iran sait que la moindre réticence de sa part serait interprété par les gouvernements et les opinions publiques occidentales comme un signe de dissimulation et de double-jeu. Avec le risque de faire voler en éclats l'accord intervenu à Genève.

Lien Image Invité 7h50 Hourcarde
Lien Image Invité 7h50 Hourcarde © Radio France
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.