Au tribunal de Lod, la famille et amis des deux israéliens inculpés de meurtre d'une famille palestinienne
Au tribunal de Lod, la famille et amis des deux israéliens inculpés de meurtre d'une famille palestinienne © REUTERS/Baz Ratner

Deux des responsable présumés de l'incendie d'une maison palestinienne qui a provoqué la mort d'un bébé de 18 mois et de ses deux parents ont été inculpés dimanche de meurtre et de complicité de meurtre par la justice israélienne.

Le procureur général a inculpé Amiram Ben Oliel, 21 ans, originaire de Shilo, une colonie du nord de la Cisjordanie occupée de trois meurtres et d'une tentative de meurtre, d'incendie criminel et de conspiration pour commettre un crime aux motivations racistes. Un mineur de 17 ans a lui été inculpé de conspiration pour commettre un meurtre aux motivations racistes. Il est aussi accusé d'avoir participé à un autre incendie criminel.

Le 31 juillet avant l'aube, des individus avaient lancé des engins incendiaires à l'intérieur de la petite maison du village palestinien de Douma, où les Dawabcheh dormaient. L'incendie de la maison avait tué un bébé de 18 mois, Ali, puis ses parents, Saad et Riham, avaient succombé à leurs blessures. De la famille n'a survécu qu'un enfant de quatre ans, Ahmad, grièvement brûlé et toujours hospitalisé. Des inscriptions retrouvées sur place et des témoignages avaient désigné comme responsables des extrémistes juifs, peut-être venus des colonies sauvages voisines.

L'attaque meurtrière avait profondément choqué les Palestiniens. Mais aussi suscité une large réprobation parmi les Israéliens qui ont découvert l'existence de "terroristes juifs", comme les autorités israélienen les avaient qualifiés. Un choc prolongé il y a quelques jours par la découverte d'une vidéo montrant des convives à un mariage dont l'un des participants poignarde une photo du petit Ali Dawabsheh, tandis que d'autres brandissent des fusils d'assaut, des couteaux et ce qui semble être des cocktails Molotov.

Deux autres Israéliens, dont un mineur, ont été inculpés pour leur implication dans "d'autres actes terroristes", dont les incendies de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem en mai 2014 et de l’Église de la multiplication des pains, sur les rives du lac de Tibériade en juin 2015, ainsi que des actes de vandalisme contre des biens palestiniens.

Un réseau d'activistes a été démantelé par la sécurité intérieure israélienne qui lutte contre le terrorisme juifs, explique Danielle Tabor, notre correspondante à Jérusalem

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