Israélien(ne)s et Palestinien(ne)s s'embrassent contre l'intolérance
Israélien(ne)s et Palestinien(ne)s s'embrassent contre l'intolérance © YouTube

C'est l'un des romans les plus vendus actuellement en Israël, malgré ou grâce à la polémique qu'il a provoquée. Il raconte l'histoire d'amour entre une Israélienne et un Palestinien, et il a été retiré par le gouvernement du programme des lycéens. Depuis, le débat (et les ventes) prennent de l'ampleur.

Il y a deux semaines, le ministère de l'Éducation israélien, dirigé par le leader d'un parti ultra-nationaliste, a décidé de retirer le livre du programme au lycée, pour l'examen final dans les sections littéraires. Un amour entre une Israélienne et un Palestinien ? Intolérable, pour le ministère.

Les précisions de notre correspondant à Jérusalem, Étienne Monin

Peur de l'assimilation contre peur du repli sur soi

Cette histoire illustre le choc de deux peurs en Israël. D'abord celle du camp qui a pris cette décision : le ministre de l'Éducation est issu de la droite dure de la coalition, qui affiche régulièrement des positions anti-palestiniennes. La direction du ministère a pris la décision contre l'avis du corps enseignant, avec le souci de préserver "l'identité de la nation" et d'éviter une "culture de l'assimilation" . Même si les couples mixtes israélo-palestiniens sont rares dans la région.

Dans l'autre camp, la peur, c'est celle de la dérive démocratique, du repli sur soi. Plusieurs mesures de la nouvelle coalition ont déjà été fortement contestées, et celle-ci est presque caricaturale.

La réponse est donc tombée dans les librairies : le livre de Dorit Rabinyan (intitulé "Haie") est devenu numéro un des ventes pour les fictions, dans les deux plus grandes chaînes de librairie.

Et un magazine a également publié cette vidéo, ode à la tolérance, où des Israélien(ne)s et des Palestinien(ne)s s'embrassent très librement .

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