Selon l'Onu, l'offensive de l'armée syrienne appuyée par les Russes à Deraa (au sud de la Syrie) a jeté près de 300 000 Syriens sur les routes vers la Jordanie et vers Israël. Israël tente de maintenir les réfugiés syriens de l'autre coté de sa frontière.

Le Golan, à la frontière israelo-syrienne.Ville de Birajam avec des tentes abritant des réfugiés syriens.
Le Golan, à la frontière israelo-syrienne.Ville de Birajam avec des tentes abritant des réfugiés syriens. © AFP / Stefanie Järkel / DPA

Interview d'Ofer Zalzberg, analyste à l’International Crisis Group, par Etienne Monin.

"Israël cherche à maintenir une zone tampon contrôlée par des rebelles, peut-être avant le clash entre l’armée syrienne et Israël.

Israël pourrait vivre avec Bashar al Assad s’il n’était pas avec son "parrain" iranien, avec des milices chiites. 

Mais Israël ne parvient pas à trouver pour le moment comment séparer Assad de ses alliés iraniens. Et donc un retour de Assad jusqu’à la frontière israélo-syrienne  est vue comme une menace. Comme si cela allait amener des milices Chiites qui s’installeraient immédiatement à côté de la barrière et  établiraient une infrastructure offensive. 

Un harcèlement comme cela peut amener une guerre où Israël ne lutterait pas contre le Hezbollah seulement au Liban, mais aussi en Syrie.

Israël continue à soutenir les groupes rebelles syriens (près de la frontière), à augmenter aussi son aide humanitaire, et souvent ses groupes tirent un petit profit de tout cela. Israël cherche à maintenir une image pour Damas sur le fait qu’il y a encore des groupes armés qui peuvent lutter. 

Nous sommes dans une étape de négociations. Pour Israël, c’est important de garder cette image de résistance qui encourage Assad et Poutine à faire des concessions".

Ofer Zalzberg est l'auteur d’un rapport sur la situation en Syrie.

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