Benjamin netanyahu prend la parole
Benjamin netanyahu prend la parole © reuters

Une adolescente poignardée par un fanatique juif a succombé à ses blessures ce dimanche. Le gouvernement israélien promet davantage de fermeté envers les extrémistes.

Face aux pressions, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis dimanche la "tolérance zéro" envers les extrémistes juifs. Les dernières attaques ont provoqué la consternation et une volée de critiques en Israël, dans les Territoires palestiniens et à l'étranger. De l'opposition israélienne à l'ONU en passant par les Palestiniens, tous ont dénoncé des violences rendues possibles par "l'impunité" dont jouissent, selon différentes ONG, les colons et autres activistes d'extrême droite. Dans une manifestation à Tel Aviv samedi soir, L'ex-président de l'Etat d'Israël Shimon Peres a dénoncé indirectement la politique du gouvernement vis-à-vis de la colonisation, accusant ceux qui incitent à la haine contre les Arabes de mettre le feu aux poudres.

Des extrémistes juifs pourront être mis en détention administrative

Cette mesure, habituellement réservée aux Palestiniens, pourrait donner aux enquêteurs du temps pour réunir les preuves nécessaires à un procès. La détention adiministrative autorise la détention, sans charge et pour une durée illimitée, d'extrémistes juifs.Les précisions de Nicolas Ropert, notre correspondant

Dimanche, une jeune fille de 16 ans, poignardée par un fanatique juif lors de la Gay Pride à Jérusalem a succombé à ses blessures, ce colon ultra-orthodoxe a poignardé six personnes jeudi soir lors du défilé. Vendredi matin, c'est un bébé de 18 mois qui mourait brûlé vif dans l'incendie de sa maison au nord de la Cisjordanie. Ses deux parents et son frère de quatre ans sont "entre la vie et la mort" dans des hôpitaux israéliens. Les auteurs de l'incendie sont toujours en fuite.

11. 000 attaques en 10 ans

Depuis des années, les extrémistes juifs agressent, sous le label du "prix à payer", des Palestiniens et des Arabes israéliens, et vandalisent des lieux de culte musulmans et chrétiens ou même l'armée israélienne. Les Palestiniens affirment avoir recensé "11.000 attaques en dix ans". Selon l'ONG israélienne Yesh Din, 85,3% des plaintes de Palestiniens contre des colons sont classées sans suite.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.