Une résolution du Conseil des droits de l’Homme à l’ONU pour enquêter sur toutes les violations israéliennes à Gaza a été adoptée ce mercredi à Genève. Seuls les Etats-Unis ont voté contre, la France comme tous les pays européens, s’est abstenue.

Crimes de guerre

pilonnages de tsahal à gaza, plus de 60 morts
pilonnages de tsahal à gaza, plus de 60 morts © reuters

Après presque sept heures de débats, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a adopté la résolution déposée par l’Autorité Palestinienne pour dénoncer : des violations généralisées, systématiques et flagrantes des droits de l’Hommes dans les Territoires Palestiniens ainsi que des attaques disproportionnées qui peuvent constituer des crimes internationaux.

Une commission d’enquête indépendante internationale devrait être envoyée d’urgence pour dresser une liste des violations et crimes perpétrés depuis le 13 juin dernier dans les Territoires. L’objectif : définir des responsables, en vue de les juger et de mettre fin à l’impunité.

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme avait demandé dans l’après-midi une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par Israël à Gaza, tout en dénonçant des attaques aveugles du Hamas contre des zones civiles israéliennes.

Israël, a de son côté, dénoncé la partialité du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

La France veut rester neutre

Comme tous les Etats membres de l’Union Européenne présents à ce Conseil de l’ONU, la France s’est abstenue. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’en est expliqué devant l’Assemblée Nationale.

Il n’y aura pas de paix tant que la sécurité d’Israël ne sera pas garantie et tant que les droits des Palestiniens ne seront pas reconnus.

Pas de trêve à Gaza

Israël se prépare à sa prochaine offensive à Gaza. Le ministre de la défense israélien a prévenu qu’il s’agit maintenant de détruire les tunnels avec lesquels les Palestiniens, dont les militants du Hamas, passent illégalement en Israël.

Depuis seize jours que dure cette opération Bordure Protectrice sur la bande de Gaza, le bilan ne cesse de s’alourdir. Plus de 670 Palestiniens sont morts dont une majorité de civils et énormément d’enfants.

Une trêve humanitaire de quelques heures a eu lieu ce mercredi dans trois quartiers de Gaza lourdement bombardés, afin d’évacuer les blessés et les cadavres. Les bombardements israéliens se sont néanmoins poursuivis sur le reste du territoire.

Avec la mort de 29 soldats et de 3 civils israéliens, l’armée israélienne enregistre ses pertes les plus lourdes depuis 2006.

Aucun des belligérants ne semble pourtant prêts à un cessez le feu. Khaled Mechaal, le chef de file du Hamas, a refusé ce mercredi soir un cessez-le-feu. Il réclame d'abord la levée du blocus israélien.

Mais une pression diplomatique et l’interdiction des vols civils

C’est une décision historique mais les Etats-Unis assurent qu’il ne s’agit pas de faire pression sur Israël.

Depuis mardi, l’agence fédérale de l’aviation américaine a interdit aux compagnies aériennes américaines de voler, vers, ou depuis Israël. Elle craint de mettre en danger les passagers après la chute d’une roquette du Hamas non loin de l’aéroport international Ben Gourion à Tel Aviv.

Delta Airlines, United Airlines, US Airways ont suspendus leurs vols. L’agence européenne de la sécurité aérienne a, elle aussi, recommandé à l’ensemble des compagnies aériennes de ne plus desservir Israël. Air France, Lufthansa ou Easy jet ainsi que la compagnie polonaise LOT ont suspendus leurs vols pour la journée de jeudi.

Seule la compagnie israélienne El Al continue ses liaisons.

John Kerry le secrétaire d’Etat américain est en ce moment au Proche Orient pour tenter d’arracher un cessez le feu.

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