Ce jeudi soir, Israël va peut-être entrer dans le club très fermé des nations capables d’envoyer un engin sur la Lune.

Le module israélien Beresheet
Le module israélien Beresheet © Radio France / Etienne Monin

Dans la soirée, ou dans la nuit, une équipe de chercheurs privés, soutenue par des financiers et l’aérospatiale israélienne, va tenter de devenir la quatrième puissance à poser un module sur la Lune. Jusqu'à présent, seuls la Russie, les États-Unis et la Chine ont réussi à envoyer  des engins sur la Lune, distante de 384 000 km de la Terre.

L’engin a été lancé le 22 février dernier de la base américaine de Cap Canaveral en Floride via une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX, qui appartient à l'entrepreneur Elon Musk. 

La sonde aura parcouru 6 millions et demi de kilomètres. Un voyage qui arrive dans la phase critique. Pour amorcer sa descente, le petit engin israélien doit décrocher de sa dernière orbite placée à 20km du sol.

Beresheet (Genèse en hébreu), est un module low-cost. Première sonde développée par une organisation privée, SpaceIL, en partenariat avec la société aérospatiale Israeli Aerospace Industries, une des plus grandes entreprises de défense israéliennes, il a coûté 100 millions de dollars. Il a, pour l’instant, réussi toutes les manœuvres pour passer de l’orbite de la Terre à celle de la Lune. 

Ce jeudi soir, il va brûler ses réserves de carburant, pour se rapprocher de façon horizontale du sol. La descente finale est amorcée à 1 km du sol. Elle est verticale et freinée par les moteurs. 

À ce stade, les jeux sont faits, explique Agnès Levy. Elle appartient à la petite équipe d’une vingtaine de personnes installée en salle de contrôle au sud de Tel-Aviv. "On envoie tout avant l'alunissage, mais entre le point de départ sur l'orbite de 20 km et le point de contact avec la surface lunaire, tout est automatique.

On a essayé de choisir l'endroit où Beresheet doit alunir le plus approprié possible : que ce soit assez plat et qu'on ne rencontre pas un cratère ou une petite montagne qui nous ferait nous renverser.

Cette phase sera suivie en temps réel. Si l’opération réussit, le module va mesurer les champs magnétiques et envoyer des photos pour immortaliser l’exploit.

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