Affrontements au Brenner, la frontière autrichienne
Affrontements au Brenner, la frontière autrichienne © MaxPPP/EPA/Roberto Tomasi

Au Brenner, une manifestation contre la fermeture de la frontière entre l’Italie et l’Autriche, voulue par Vienne, a dégénéré en affrontements entre black blocs et forces de l’ordre.

Les manifestants, des black blocs, protestaient contre l'annonce de Vienne qui veut mettre en place à la frontière un dispositif anti-migrants. Les manifestants, qui ont brièvement occupé la petite station ferroviaire sur le col du Brenner, ont lancé des pierres et des fumigènes vers les forces de l'ordre qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes.La police a libéré la station mais plusieurs dizaines de manifestants se sont alors dirigés vers l'autoroute voisine, fermée à la circulation, où les forces de l'ordre ont alors utilisé des canons à eau. Il s’agit de la troisième manifestation sur place.

Au Brenner, le reportage d'Antonino Galofaro

Une barrière pour se protéger des réfugiés

L'Autriche considère que Rome n'en fait pas assez pour contrôler les migrants et envisage un système de contrôle des frontières similaire à celui mis en place à Spielfeld, à la frontière avec la Slovénie, où les autorités autrichiennes ont installé des barrières permettant un contrôle des mouvements de foule de même qu'une clôture longue de quatre kilomètres environ.

Le gouvernement italien estime ces mesures inutiles et contraires à l'esprit de Schengen

Le tunnel du Brenner est un axe économique crucial pour l'Italie et ses entreprises exportant vers le nord de l'Europe. Quelque 2.500 camions et 15.000 voitures y passent en moyenne chaque jour.

Pour Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien

L'hypothèse d'une fermeture du Brenner est outrageusement contre les règles européennes, contre l'Histoire, la logique et l'avenir.

Un blocage par l'Autriche de sa frontière avec l'Italie au col du Brenner pour lutter contre l'afflux de migrants serait une "catastrophe politique" pour l'Europe, a prévenu samedi le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

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