Manifestation à Rome vendredi.
Manifestation à Rome vendredi. © Reuters

Une grève générale contre la réforme du marché du travail initiée par le président du Conseil Matteo Renzi a paralysé l'Italie vendredi. Des incidents ont éclaté à Milan et à Turin. Principale mesure dans le collimateur des manifestants : le "Jobs Act".

La Confédération générale italienne du travail (CGIL), principal syndicat du pays, et l'Union italienne du Travail (UIL), ont appelé à cette grève générale, la première en trois ans, pour dénoncer le contenu et la méthode de la réforme. Matteo Renzi espère de son côté que les modifications du code du travail permettront de faire baisser le taux de chômage proche de 13%, 40% parmi les jeunes.

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Surveillé de près par l'Union européenne et l'Allemagne, il estime que sa réforme est indispensable à la modernisation de l'économie italienne, qui en est à treize trimestres consécutifs de contraction. L'une des dispositions les plus controversées de ce projet de loi, que les Italiens ont baptisé "Jobs Act", supprimerait l'article 18 du code du travail qui contraint un employeur à réembaucher un salarié dont le licenciement a été jugé abusif.

La réforme vise également à faciliter les licenciements dans les entreprises confrontées à des difficultés économiques et prévoit la création d'un nouveau contrat de travail où le niveau de protection des salariés augmenterait progressivement en fonction de leur ancienneté.

Incidents à Milan et Turin

Les syndicats estiment que le projet du président du Conseil fait peser l'essentiel du fardeau des réformes sur les épaules des salariés et qu'il n'aura pas d'incidence sur le retour de la croissance. Selon Susanna Camusso, chef de file de la CGIL :

Le gouvernement doit changer sa politique économique. Le "Jobs Act'" et le budget ne contribueront pas à la relance de l'économie et à la création d'emplois.

La grève de vendredi a perturbé les transports publics ainsi que les hôpitaux, les écoles et les administrations dans l'ensemble de la péninsule transalpine. Selon les données de la CGIL et de l'UIL, la participation a été d'environ 50% dans les transports ferroviaire et aérien et de 70% pour les bus et le métro.

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Des manifestations étaient prévues à Rome et dans une cinquantaine d'autres villes italiennes. Dans la capitale, les organisateurs ont annoncé 40.000 manifestants. Des incidents ont éclaté vendredi à Milan et à Turin. La police a dit avoir procédé à plusieurs interpellations lors d'accrochages avec des manifestants qui lançaient des fusées éclairantes et d'autres projectiles sur les forces de l'ordre.

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