Dans une série de tweets, le co-fondateur et PDG de Twitter Jack Dorsey s'interroge sur sa propre décision d'avoir supprimé le compte de Donald Trump à la suite du siège du Capitole. Une bonne décision selon lui, mais qui engendre de nombreux questionnements.

Pour le patron de Twitter Jack Dorsey : "Bannir Trump a été la bonne décision à prendre mais ça a été un échec"
Pour le patron de Twitter Jack Dorsey : "Bannir Trump a été la bonne décision à prendre mais ça a été un échec" © Getty / Burhaan Kinu/Hindustan Times (2018)

Le réseau Twitter a été le plus impliqué politiquement depuis l'élection présidentielle américaine du 3 novembre dernier. Des messages d'alerte sur des tweets de Donald Trump véhiculant de fausses informations ont été régulièrement postés sur le fil du président américain dès le jour du scrutin, et même avant. 

Mais après le siège du Capitole à Washington mercredi 6 janvier dernier, Twitter a pris une décision beaucoup plus drastique : le compte de Donald Trump a tout d'abord été suspendu, avant d'être purement et simplement supprimé, provoquant ainsi de nombreuses critiques sur la défense de la liberté d'expression. 

Face aux demandes répétées d’ONG et de personnalités, Donald Trump a également été banni de Facebook, Snapchat, Twitch, puis de YouTube pour une semaine.

Dans une série de tweets la nuit dernière, le patron de Twitter, toujours très impliqué dans la critique envers Donald Trump, a fait amende honorable. 

Une "bonne décision" 

"Je ne ressens aucune fierté d'avoir dû bannir @realDonaldTrump. Après avoir très clairement prévenu que nous agirions, nous avons pris cette décision avec les infos les plus sures que nous avions au sujet de menaces sur la sécurité sur Twitter et hors Twitter. Était-ce correct ? Je pense que c'était la bonne décision... pour la sûreté publique".  écrit-il.

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Mais aussi "un échec"

Jack Dorsey apporte un bémol à son constat et à sa décision drastique.

Ce choix est un "échec" selon lui et "établit un précédent dangereux" : celui du pouvoir "d'un individu ou d'une entreprise sur le débat public". Il suggère "une réflexion collective sur les actions des réseaux sociaux et sur les événements qui nous entourent". En effet, des associations et des dirigeants se sont dits inquiets du pouvoir des entreprises technologiques.

Pour Jack Dorsey, "il est important que nous admettions que nous sommes dans une période de grande incertitude et de combat pour tant de personnes à travers le monde. Notre but est de désamorcer les choses du mieux que nous pouvons, et de nous assurer que nous allons tous vers une meilleure entente et une existence plus pacifique sur Terre".

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Il souligne que l’équilibre du pouvoir était respecté tant que "les gens pouvaient simplement aller sur un autre service, si nos règles et notre application des règles ne leur convenaient pas".

La responsabilité des autres réseaux sociaux montrée du doigt

Mais "ce concept a été remis en cause la semaine dernière, quand un certain nombre de fournisseurs essentiels d’outils sur internet ont aussi décidé de ne pas héberger ce qu’ils trouvaient dangereux", affirme-t-il. "Je ne crois pas que c’était coordonné. Plus probablement, les sociétés sont arrivées à leurs propres conclusions ou ont été encouragées par les actions des autres".

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En plus de la fermeture du compte de Donald Trump, Twitter a supprimé 70 000 comptes de soutiens à QAnon, le mouvement complotiste pro-Trump, impliqué dans l’assaut sur le Capitole mercredi dernier.