VIDEO | Des postes de contrôles ont été installés par les forces israéliennes autour des quartiers palestiniens, notamment à Jabel Mukaber et Essaouiya. Conséquence de la vague d’attaques au couteau dont les auteurs sont pour la plupart issus de Jérusalem-Est. Benjamin Illy était sur place avec Gilles Gallinaro.

Les attentats ne semblent pas prêt de s’arrêter : plus d’une vingtaine en douze jours, avec encore deux attaques mercredi à Jérusalem, notamment à l’ouest, près de la gare routière, une zone très fréquentée. Une femme a été blessée gravement par un homme isolé hier soir.

illy jerusalem
illy jerusalem © Radio France / Benjamin Illy

A l’entrée du quartier d ’Essawiya, perché sur le mont Scopus, le mur de séparation en contrebas, huit blocs de béton sont posés sur la route et barre l’entrée. Des gardes lourdement armés contrôlent l’accès au quartier et les habitants entrent et sortent au compte-goutte.

On vit maintenant à Jérusalem comme on vit en Cisjordanie : avec des checkpoints. Ca me prend une heure pour sortir !

hassan
hassan © Radio France / Benjamin Illy

Hassan, 51 ans, chauffeur de taxi et habitant du quartier, peste : "Ils nous rendent la vie de plus en plus impossible. Tous les quartiers sont fermés, il n’y a rien à faire. Ils ont le pouvoir et nous nous ne sommes rien. Il faut être patient, c’est tout. On vit maintenant à Jérusalem comme on vit en Cisjordanie : avec des checkpoints. Ca me prend une heure pour sortir ! S’il y a une urgence, par exemple pour les ambulances ou pour un incendie, c’est très difficile à gérer. J’ai dû partir à trois heures du matin aujourd’hui : ce n’est pas une vie."

Hassan, chauffeur de taxi et habitant d’Essawiya :

La vie ne devrait pas devenir plus facile pour les 17.000 habitants de ce quartier bouclé et soumis à un couvre-feu : le gouvernement israélien verrouille Jérusalem-Est, ces quartiers qui ont vu grandir la plupart des attaques au couteau.

jeru matin
jeru matin © Radio France / Benjamin Illy
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