Manifestation a Jerusalem
Manifestation a Jerusalem © Reuters / Ammar Awad

Les incidents se multiplient depuis hier sur l'esplanade des Mosquées à Jerusalem. Ils opposent manifestants palestiniens et policiers israéliens. Juifs et musulmans se disputent la possession du lieu, vénéré par les deux religions.

Les affrontement se sont étendus dans les ruelles de la vieille ville, les policiers dispersant de nombreux manifestants. La police israélienne fait état de neuf arrestations.

Sur l'esplanade, Omar Kisouani, directeur de la mosquée Al-Aqsa, tourne le dos à l'édifice en fin de matinée quand les forces de l'ordre israéliennes se retirent sous les protestations des quelques musulmans qui ont pu entrer sur le site. Le Cheikh Kisouani dirige la mosquée au nom d'une organisation jordanienne qui esst la seule administration arabe autorisée depuis 1967 à gérer un territoire dans Jerusaleme-Est.

C'est ce statu quo qui est en jeu. Les Palestiniens soupçonnent le gouvernement israélien, poussé par les nationalistes sionistes, de vouloir partager le troisième lieu saint de l'Islam. A-Aqsa devient ainsi un lieu de confrontation, et l'organisation jordanienne, le WAQF, perd de son autorité, prise entre deux camps qui se radicalisent et lepouvoir israélien qui participe, d'après Omar Kisouani, à cette fragilisation.

Ils fragilisent clairement et de plus en plus l'institution Al-Aqsa, et le gouvernement israélien joue un double jeu : ils disent aux Jordaniens que rien n'a changé, mais ils fragilisent le WAQF. Ils entravent les employés et ils font tout ce qu'ils peuvent pour affaiblir l'organisation

Dans cette affaire, l'accès à la mosquée est un sujet central, particulièrement sensible au moment des fêtes juives.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.