Les secours et la police sur les lieux de l'attentat
Les secours et la police sur les lieux de l'attentat © Reuters / Ronen Zvulun

Deux Palestiniens ont tué ce mardi cinq personnes, dans une synagogue de Jérusalem avant d'être abattus par la police. Il s'agit de l'incident le plus meurtrier survenu depuis six ans dans la ville sainte.

Les quatre personnes tuées étaient toutes détentrices de la double nationalité : américaine et israélienne pour trois d'entre elles, britannique et israélienne pour la quatrième. Par ailleurs, dans la soirée de mardi, un policier blessé lors de l'attaque a succombé à ses blessures.

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a immédiatement promis de réagir "d'une main de fer", et a accusé Mahmoud Abbas de se livrer à une incitation à la violence dans un contexte de tension exacerbée par le conflit sur l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam à Jérusalem-Est. Le président de l'Autorité palestinienne a, quant à lui, condamné cet attentat dont la responsabilité a été revendiquée par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), par l'intermédiaire de son chef de file à Gaza, Hani Thaoubta.

Israël "responsable" selon le Hamas

Selon une personne qui assistait à l'office, 25 personnes étaient rassemblées dans la synagogue Kehillah Bnei Torah, située dans un quartier ultra-orthodoxe de l'ouest de la ville quand des coups de feu ont éclaté. Des photos diffusées sur internet par l'armée israélienne montrent un homme vêtu d'un châle de prière gisant à terre. On y voit également un hachoir couvert de sang et des tables de prière renversées.

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La radio palestinienne a présenté les assaillants comme des "martyrs" et le Hamas, qui administre la bande de Gaza, a "appelé à la poursuite des vengeances et souligné qu'Israël porte la responsabilité des tensions à Jérusalem".

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Dans un communiqué, le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahou a haussé le ton :

Nous allons réagir d'une main de fer aux meurtres odieux de juifs venus prier, commis par d'ignobles assassins.

L'attaque la plus meurtrière depuis 2008

Le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a annoncé un renforcement de la sécurité et souhaité un assouplissement des règles sur le port d'armes afin d'autoriser les militaires et les vigiles à être armés en dehors du service.

Les réactions dans le monde se sont également multipliées. Parmi elles, celle de François Hollande qui a exprimé "sa vive inquiétude face à l'enchaînement des actes de violence à Jérusalem, en Israël et en Cisjordanie", où les affrontements sont quasi quotidiens depuis cet été. L'attaque de ce mardi est la plus meurtrière perpétrée à Jérusalem depuis 2008 lorsqu'un Palestinien avait abattu huit personnes dans une école religieuse.

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