Le débat fait rage entre le Quai d'Orsay et le ministère de la Défense. Faut-il maintenir l'hôpital militaire du camp de Zaatari à la frontière syro-jordanienne ? Pour l'instant, la question n'est pas tranchée. Laurent Fabius souhaite son maintien, Jean-Yves Le Drian voudrait lever le camp.

Quant l'hôpital est déployé dans le camp de Zaatari en août 2012 dans le cadre de l'opération Tamour, les réfugiés et les blessés de guerre syriens affluent. Les médecins soignent alors des blessures graves qui nécessitent des opérations chirurgicales.

Plus d'un an après son installation, la structure civilo-militaire ne fait plus que de la médecine de ville. Bref, du "MSF en uniforme". L'hôpital, qui fonctionne à H24, est très apprécié des réfugiés syriens. Il assure ainsi 25% des besoins en radiologie du camp.

Mais est-ce la vocation des militaires français de soigner le tout venant médical ? Son fonctionnement coûte 2 millions d'euros par an et mobilise 70 militaires (un tiers pour la protection, un tiers de médecins et un tiers pour la logistique).

Evidemment, l'affaire de l'hôpital français de Zaatari est politique. Si les militaires français partent, leur départ pourrait être interprété comme une forme de lâchage, non seulement des réfugiés mais aussi vis-à-vis des autorités jordaniennes qui doivent gérer plus de 500 000 réfugiés syriens dans le royaume. Partir tout en restant, voilà l'équation à résoudre pour Paris...

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