Julian Assange durant une conférence de presse à l'ambassade d'Equateur
Julian Assange durant une conférence de presse à l'ambassade d'Equateur © REUTERS/John Stillwell/pool

Les trois ans et demi passés reclus par le fondateur de WikiLeaks à l'intérieur de l'ambassade équatorienne à Londres constituent une forme de détention arbitraire, assure ce jeudi une commission d'enquête de l'ONU. Son avocat réclame sa libération.

Pour Julian Assange, cette décision constitue en effet une victoire dans l'affaire qui l'oppose à la Suède et à la Grande-Bretagne. Le fondateur du site WikiLeaks avait annoncé plus tôt sur Twitter qu'il pourrait quitter l'ambassade et se rendre aux autorités britanniques si l'ONU lui donnait tort.

Si je devais toutefois l'emporter et que les Etats étaient reconnus coupables d'avoir illégalement agi à mon encontre, je réclamerai que mon passeport me soit immédiatement restitué et que cessent les procédures lancées à mon encontre.

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Révélée par la BBC, la décision du groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire doit être rendue publique vendredi mais a déjà été confirmée par la Suède. "Le groupe de travail a émis le jugement qu'Assange a été arbitrairement détenu, en contravention avec les règlements internationaux" , a dit une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères

Les poursuites maintenues

Pour autant, les autorités suédoises ont fait savoir que cette décision n'avait à leurs yeux aucun impact sur l'enquête en cours. La police britannique a prévenu elle que Julian Assange serait interpellé s'il quittait la représentation équatorienne. "Le mandat d'arrêt reste en vigueur. S'il quitte l'ambassade, nous ferons tout pour l'arrêter" , a dit un porte-parole de la police.

Julian Assange, 44 ans, vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur dans le quartier de Knightsbridge de crainte d'être extradé vers la Suède puis vers les Etats-Unis. Il est sous le coup d'une enquête de la justice suédoise dans une affaire de viol qui remonterait à 2010.

La décision de l'ONU en sa faveur marque un nouveau rebondissement dans une affaire qui a débuté en 2010, avec la divulgation de centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques américains confidentiels sur le site WikiLeaks. L'Australien nie les faits qui lui sont reprochés en Suède et dit être la victime d'une chasse aux sorcières dirigée par les Etats-Unis en guise de représailles.

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