Quelles sont les orientations diplomatiques des deux candidats au deuxième tour de la primaire de la droite et du centre ?

François Fillon reçoit Poutine en 2011 à Matignon alors qu'il est premier ministre
François Fillon reçoit Poutine en 2011 à Matignon alors qu'il est premier ministre © Maxppp / Christophe Petit Tesson

En moyenne, la politique internationale occupe la moitié du temps du chef de l'Etat et elle est son domaine réservé. Quelles sont les orientations diplomatiques des deux candidats au deuxième tour de la primaire de la droite et du centre ?

Sur la lutte contre daech, ils sont d'accord, c'est une priorité tout comme l'augmentation du budget de la défense dont l'un et l'autre reconnaissent qu'il doit atteindre les 2% du PIB. Une Europe de la défense a les faveurs d’Alain Juppé et un gouvernement de la zone euro celles de François Fillon, le premier veut moins de bureaucratie à Bruxelles et une révision de Schengen et le second ne cache pas son désir d'une Europe des nations respectueuse de la souveraineté.

Syrie, la divergence est totale

Sur la relation avec l’Amérique de Trump, Juppé est plus froid que ne l'est Fillon. « Le monde a besoin d'une démocratie américaine apaisée et la France a vocation à retrouver son statut de puissance » dit le premier lorsque le second concède « comprendre la volonté de changement qui s'est manifestée outre-Atlantique ». Sur la Russie, les deux candidats divergent. François Fillon souhaite la levée des sanctions qui frappent Moscou et une reprise du dialogue avec Poutine. Alain Juppé insiste sur le respect des accords internationaux ce qui, en l'état, exclut la levée de l'embargo.

Enfin sur la Syrie la divergence est totale. « Bachar el Assad peut être un interlocuteur » estime Fillon, « le boucher de Damas aux 300.000 morts est hors-jeu » lui répond Juppé.

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