Dans l'est de l'Ukraine, un habitants prend des images d'un camion militaire calciné
Dans l'est de l'Ukraine, un habitants prend des images d'un camion militaire calciné © maxppp

Les pourparlers de paix ont repris à Minsk entre le pouvoir ukrainien et les séparatistes prorusses, quatre mois après les dernières négociations et un cessez-le-feu précaire. Des discussions dans un contexte toujours tendu et sous l’œil de Moscou.

Le conflit est aujourd'hui en sommeil, après avoir fait 4 700 morts en huit mois. Mais l'enjeu de ces négociations est toujours important : tenter de trouver une solution plus durable que le calme relatif obtenu de guerre lasse il y a quelques semaines seulement.

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Les pourparlers se déroulent à huis-clos, et rassemblent notamment Leonid Koutchman, ancien président ukrainien, l'ambassadeur russe en Ukraine, une représentante de l'OSCE et une délégation séparatiste (dont fait partie Andreï Pouchiline, envoyé par la République autoproclamée de Donetsk dans l'est de l'Ukraine).

Tensions internationales constantes

Comme toujours, la Russie jouera un rôle majeur dans les discussions. Avec une inquiétude exprimée dès mercredi matin par Moscou : que l'Otan ne cherche à faire de l'Ukraine "sa ligne de front" pour se rapprocher des frontières russes. Le vice-ministre russe de la Défense a ainsi condamné publiquement "la décision du parlement ukrainien de renoncer au statut de non-aligné" pour se rapprocher encore un peu plus de l'Europe.

"Si cette décision prend à l'avenir un caractère militaire, nous y répondrons de manière appropriée, puis il y aura une rupture totale des liens avec l'Otan, ce qui sera presque impossible à réparer", menace le représentant russe.

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