La fumée monte après une frappe aérienne menée par les Etats-Unis sur Kobane
La fumée monte après une frappe aérienne menée par les Etats-Unis sur Kobane © REUTERS/Umit Bektas

Après plus d'un mois de bataille, les forces kurdes et djihadistes combattent rue par rue dans la ville syrienne de Kobané. La Turquie et les États-Unis promettent de renforcer la lutte contre l’État Islamique.

Les combattants kurdes, aidés des frappes aériennes de la coalition internationale, ont infligé des pertes importantes à l'organisation djihadiste Etat Islamique, qui occupe la moitié de la ville syrienne de Kobané après plus d'un mois de combats.

L'EI a perdu 31 combattants entre samedi et dimanche matin, dont quinze dans les bombardements de ses positions par les avions des Etats-Unis et de leurs alliés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

La bataille pour le contrôle de la troisième ville kurde de Syrie continue à se mener rue après rue, s'apparentant à une guérilla urbaine. L'Etat Islamique est parvenu à progresser un peu vers le centre de Kobané tandis que les Kurdes poussaient dans l'est.

Confrontés à une forte résistance, les djihadistes ont dépêché ce week-end de nouveaux renforts à Kobané, dont la prise serait un trophée stratégique et symbolique, sous l'oeil des dizaines de caméras filmant depuis des semaines les combats depuis la frontière turque.

Obama et Erdogan promettent de renforcer la lutte contre l'EI

Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé ce samedi soir son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux hommes se sont promis de renforcer la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique, Ankara étant réticente à soutenir militairement la coalition.

Les Etats-Unis et la Turquie sont en froid depuis qu'Ankara rechigne à s'engager militairement au sein de la coalition internationale contre l'Etat Islamique. Le président Erdogan a d'ailleurs encore rejeté ce dimanche les appels à ce que son pays fournisse des armes aux combattants kurdes en Syrie, accusant le principal parti kurde en Syrie (Parti d'union démocratique, PYD) d'être une "organisation terroriste", lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

Plus de 300.000 réfugiés

Depuis le 16 septembre, la "bataille de Kobané" a poussé à la fuite plus de 300.000 personnes, dont plus de 200.000 en Turquie et des milliers en Irak, mais des centaines sont encore coincés dans la ville, pilonnée par les djihadistes et les frappes de la coalition.Plus d'une centaine de raids ont été menés depuis fin septembre dans et autour de Kobané, mais la coalition a également visé des infrastructures pétrolières contrôlées par l'EI en Syrie, afin de "dérégler ses sources de financement", selon l'armée américaine.

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la bataille de kobane © Radio France
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