Osogbo, dans le sud pouest du Nigéria
Osogbo, dans le sud pouest du Nigéria © REUTERS/Akintunde Akinleye / REUTERS/Akintunde Akinleye

L'Afrique, un continent encore sous connecté : en dépit de leur nombre, plus d'un milliard d'habitants, les Africains ont deux fois moins accès à Internet que le reste du monde. La raison vient de la faiblesse des infrastructures et du coût de la connexion. Ce retard pourrait, selon les opérateurs de satellites se combler rapidement car la technologie satellitaire est adaptée aux besoins. Chaînes de télévision, accès à internet et utilisations de service sont même selon certains un Eldorado en Afrique.

54 pays, un milliard d'habitants mais pas du haut débit partout. Le téléphone portable en revanche s'est vite démocratisé et avec lui des réseaux sociaux dynamiques. Demain, les opérateurs espèrent que l'Afrique choisira le satellite pour la télévision, le haut débit ou la surveillance des frontières. Longue distance, densité de population disparate, faiblesse des infrastructures... tous les ingrédients sont réunis pour une réponse venue de l'espace.

Ibrahima Guimba Saidou est le directeur général de SES afrique, un opérateur de satellites

Tous les opérateurs lorgnent sur le marché africain. Le luxembourgeois SES mise sur l'appui au développement en plus du marché loisirs. Télé enseignement, télé médecine, il a d'ailleurs déployé Satmed en Sierra Léone à l'occasion de l'épidémie Ebola. Pour les chaînes de télévision, c'est l'Européen Eutelsat qui reste le leader avec plus de 50% du marché.

Mais d'autres acteurs sont présents confirme le PDG d'Arianespace , Stéphane Israël

Citadins ou pas, tous les Africains sont concernés. Éduquer à distance les enfants d'agriculteurs ou de nomades , surveiller les troupeaux ou les attaques de criquets, les applications sont sans limite.

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