Contre tous les pronostics, l’AKP récupèrerait plus de 300 des 550 sièges de députés du Parlement
Contre tous les pronostics, l’AKP récupèrerait plus de 300 des 550 sièges de députés du Parlement © MaxPPP

Le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan a largement remporté les élections législatives en Turquie et regagné la majorité absolue au Parlement qu'il avait perdue en juin, selon les résultats publiés par les médias locaux.

Tous les pronostics prédisaient le contraire. Ce dimanche, les islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement du président turc Recep Tayyip Erdogan sont arrivés très largement en tête des élections législatives cruciales et semblaient en mesure de reprendre sa majorité absolue perdue il y a cinq mois, si l’on en croit les résultats partiels. Ils pourraient donc gouverner seuls en récupérant plus de 300 sièges sur les 500 que compte le Parlement.

Le Parti de l’action nationaliste en fort recul

Sur la base de 52% des bulletins dépouillés, l'AKP recueillait près de 52% des voix. Derrière lui, les sociaux démocrates du Parti républicain du peuple arrivaient en deuxième place avec 22,1% des voix, suivi des pro-kurdes du Parti démocratique des peuples avec 11,4%. Le Parti de l'action nationaliste, en fort recul, ne récoltait lui que 11,2%.

Premiers affrontements après l’annonce des résultats

Après les résultats, des affrontements ont éclaté entre la police et de jeunes manifestants kurdes dans la ville de Diyarbakir, au sud-est du pays, notamment près du siège du Parti démocratique des peuples. Depuis des semaines, ses rivaux ont appelé les électeurs à sanctionner sa dérive autoritaire, illustrée cette semaine encore par un raid spectaculaire de la police contre le siège de deux chaînes de télévision proches de l'opposition.

L’AKP récupère le contrôle perdu du Parlement

Le 7 juin, l'AKP avait subi un revers cinglant en perdant le contrôle total qu'il exerçait depuis treize ans sur le Parlement. Ce résultat avait sonné, provisoirement, le glas des rêves de "superprésidence" du chef de l'Etat. Seul maître du pays mais de plus en plus contesté, Recep Tayyip Erdogan avait alors laissé s'enliser les discussions pour la formation de coalition et reconvoqué les électeurs pour un nouveau scrutin, persuadé de pouvoir inverser les résultats en sa faveur.

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