Pegida manifeste contre l'immighration en Allemagne
Pegida manifeste contre l'immighration en Allemagne © Reuters / fabrizio Bensch

La soirée de lundi laissera des traces à Dresde (Est de l'Allemagne). Le mouvement populiste Pegida a rassemblé de 15 à 20 000 personnes pour s'opposer à la politique migratoire du gouvernement Merkel. Une contre manifestation a rassemblé autant de personnes. Les face à face ont été parfois violents.

Les contre-manifestants ont exhorté la population à tendre la main aux réfugiés qui affluent en Allemagne.

Angela Merkel caricaturée en dictateur

Les partisans de Pegida (Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident) brandissaient des drapeaux de soutien au président hongrois Victor Orban, des drapeaux allemands et des pancartes où l'on pouvait lire "Merkel doit s'en aller!" et "chacun doit avoir son propre pays". Pegida organise des manifestations depuis un an à Dresde et celles-ci, après avoir fléchi, connaissent un regain depuis que des migrants affluent massivement en Allemagne via les Balkans. La grande majorité des migrants souhaitent rejoindre l'Allemagne, la chancelière Angela Merkel maintenant sa politique d'ouverture malgré les critiques dont elle fait l'objet dans son pays et en dehors, en Europe de l'Est notamment.

Markus Frenzel, journaliste à la télévision publique allemande à Dresde :

Les gens de Pegida dans la rue sont une minorité mais ils se radicalisent et c'est inquiétant

Des enfants dans la boue, sous la pluie

Dans le même temps, des milliers de migrants coincés dans les Balkans ont pu entrer lundi en Croatie après des heures d'attente dans l'espoir de se rendre en Allemagne. Après la fermeture par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, ils doivent désormais passer par la Slovénie, après la Serbie et la Croatie, pour poursuivre leur périple vers le nord de l'Europe. Un goulot d'étranglement s'est formé à la frontière serbo-croate et plus de 10 000 personnes sont restées coincées en Serbie pendant une journée, avant que la Croatie les laisse finalement entrer.Ils ont du patienter sous une pluie battante, assis dans la boue, tentant d'allumer des feux de bois pour se réchauffer. Certains, dont des enfants, étaient pieds nus, sans vêtements chauds. Amnesty International a demandé aux gouvernements serbe et croate de prendre des mesures au plus vite.

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