La centrale nucléaire de Fessenheim inquiète et irrite l'Allemagne
La centrale nucléaire de Fessenheim inquiète et irrite l'Allemagne © M.ASTAR/SIPA /

La centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer "le plus rapidement possible". C’est l’Allemagne qui le demande, par la voix de la ministre allemande de l'environnement. Barbara Hendricks, s'était déjà exprimée dans ce sens dans un courrier adressé à son homologue Ségolène Royal en janvier 2015.

Les centrales frontalières, c’est le grand sujet d’inquiétude en Allemagne, qu’il s’agisse de Fessenheim, de Cattenom en Moselle, ou bien encore des centrales belges. Les Allemands, qui ont fait le choix de la sortie du nucléaire d’ici 2022, observent avec inquiétude le vieillissement des installations situées de l’autre côté de leur frontière, d'autant qu'ils n'ont aucune prise sur les choix de leurs voisins.

Le sujet est relancé outre-Rhin, quelques jours avant les élections régionales dans le Bade-Wurtemberg, la région frontalière de Fessenheim, où les écologistes font la course en tête, et après les révélations de la presse selon laquelle un incident dans la centrale au printemps 2014 aurait été sous-estimé.

A Berlin, les explications de Cyril Sauvageot

Que s'est-il passé en avril 2014 à Fessenheim ?

Des médias allemands, s'appuyant sur l'analyse d'un expert, Manfred Mertins, ont affirmé qu'un incident survenu le 9 avril 2014 à Fessenheim aurait été plus important qu'annoncé, l'un des deux réacteurs n'ayant été "hors de contrôle durant trois minutes minutes", après une fuite d'eau. Un incident portant classé de niveau 1, autrement dit tout en bas de l'échelle internationale des évènements nucléaires (qui va de 0 à 7) par l'autorité de sûreté nucléaire.

Pour EDF, le réacteur est "toujours resté sous contrôle des équipes de pilotage de la centrale qui ont suivi les procédures normales d'exploitation". Selon l'autorité de sûreté nucléaire, "la situation est restée sous contrôle". "La centrale n'a jamais été dans une situation qui aurait nécessité un arrêt d'urgence". Tout a été fait dans les règles lors de cet incident de 2014.

Sophie Letournel, chef de la division de Strasbourg de l'Autorité de sûreté nucléaire.

Les conclusions de la presse allemande sont exagérées. aucune raison de sûreté de fermer fessenheim

Le député-maire de Cernay, commune située non loin de Fessenheim est exaspéré par le discours allemand.

Michel Sordit joint par Céline Rousseau

L'autorité de sécurité nucléaire est un organisme indépendant qui a toute les compétences pour dire s'il faut arrêter une centrale ou pas

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