Angela Merkel
Angela Merkel © REUTERS/Ralph Orlowski / REUTERS/Ralph Orlowski

Dimanche prochain, ce sont les élections fédérales chez nos voisins allemands. Des élections qui devraient maintenir Angela Merkel à la tête du pays... Mais qui ne lui éviteront sans doute pas une alliance avec les sociaux-démocrates.

La coalition de la chancelière Angela Merkel n'obtiendrait en effet pas de majorité après les élections législatives de dimanche en Allemagne, selon un sondage Insa publié par le quotidien Bild.

L'enquête indique également que le parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD), créé en février, obtiendrait les 5% nécessaires à son entrée au Bundestag.

Ce sondage, l'un des derniers attendus avant le scrutin, accrédite davantage l'hypothèse d'un gouvernement de "grande coalition" entre l'Union chrétienne démocrate (CDU) d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates du SPD comme en 2005-2009.

La dernière ligne droite vue d'Allemagne, la correspondance de Lise Jolly

Les Français votent Merkel

Une majorité de Français souhaitent qu'Angela Merkel reste chancelière estimant que sa réélection est de l'intérêt de la France, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.

A la question de savoir qui ils souhaiteraient voir à la chancellerie à l'issue du scrutin s'ils étaient Allemands, 56% répondent Angela Merkel , 25% seulement se prononçant pour son rival social-démocrate Peer Steinbrück. Dix-neuf pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas. Et pour 53% d'entre elles, il est préférable, pour l'intérêt de la France, que la chancelière remporte un nouveau mandat.

Près des deux tiers des Français (64%) disent avoir une bonne opinion d'Angela Merkel contre 27% qui pensent le contraire. Les principales qualités qui lui sont attribuées sont son autorité (87%), sa défense des intérêts de l'Allemagne (83%) et de savoir prendre des décisions difficiles (81%). Mais ils ne sont que 49% à estimer qu'elle est une alliée de la France , 37% pensant le contraire.

Enfin, 63% des sondés jugent que la France doit s'inspirer du modèle économique allemand et 52% (contre 47%) croient que le couple franco-allemand est toujours le moteur de l'Europe. Le sondage a été mené les 18 et 19 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 998 personnes interrogées en ligne.

Les couples franco-allemands
Les couples franco-allemands © IDÉ
Quoiqu'il arrive, le couple franco-allemand devrait rester une idylle. Le gouvernement français est persuadé que les élections ne bouleverseront pas le cours de la relation entre les deux pays. François Hollande, qui avait mené sa campagne présidentielle de 2012 en opposition au gouvernement conservateur d'Angela Merkel, s'est résigné de longue date à voir la chancelière obtenir un troisième mandat et y voit même des avantages, la relation étant désormais apaisée. Bref pour Paris, les deux gouvernements sont condamnés à s'entendre, quel que soit le résultat des élections. "Nous avons une obligation de résultat. Ça ne changera pas fondamentalement la relation de travail", explique Thierry Repentin, ministre français des Affaires européennes. Une fois les élections allemandes passées, les dirigeants des deux côtés de la frontière auront quatre ans devant eux, jusqu'en 2017, sans aucune élection nationale dans leurs pays, pour travailler concrètement sur leurs dossiers. [
Lien_émission_allemagne
Lien_émission_allemagne © Radio France
](http://www.franceinter.fr/dossier-allemagne-legislatives-2013)
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.